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[clos] Le temps des explications.

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Message Mer 23 Jan - 23:20



Un feu ronflait dans la cheminée de la demeure déserte, éclairant la pièce d'une lueur orangée. L'endroit était calme. Seules les braises crépitaient doucement, dérangées un instant par un tisonnier qui s'y planta pour remuer les bûches et faire reprendre le feu.
Ils avaient dormis, roulés en boule dans des couvertures, pendant presque toute la journée, épuisés et frigorifiés. Même Candel, dont les insomnies chroniques ne lui laissaient qu'un court répit de trois à quatre heures avait dormi près de six heures. Levé depuis longtemps, il avait ravivé le feu, observant la jeune femme endormie dans un autre coin de la pièce, ses joues pâles rouges de peut-être un peu de fièvre et ses cheveux roux éparpillés autours de son visage.
Il avait attendu, patient, qu'elle se réveille en en profitant pour rejoindre une autre pièce où il put passer un pull noir et un pantalon noir, pour se tenir plus chaud, laissant son armure sécher complètement. Ils ne s'attarderaient pas.
Mais il y avait de nombreuses choses dont il devait discuter avec Alecto.

Elle avait du talent, du potentiel. Elle serait parfaite pour leurs rangs. Elle avait combattu à ses côtés et avait choisi de le suivre, c'était déjà faire un premier choix. Elle pourrait refuser, ensuite, de le suivre dans la Famille. Mais cette chance ne lui serait donnée qu'une fois, une seule.

S'absentant un moment à l'extérieur, Candel en profita pour discuter avec Arkhail. Son frère draconnique était confiant et tranquille. Il régnait dans la vaste plaine d'herbe rase un silence paisible. Le froid de janvier avait figé le paysage d'une couche de givre, même dans ce pays plus doux. Il rentra rapidement, lui aussi affaibli, bien qu'il n'en montra rien.
A son retour, elle était réveillée et il la salua d'un signe de tête assorti d'un "bonjour", dit d'une voix plus rauque et éraillée encore qu'à l'accoutumée : il avait dû prendre froid. Voler pendant plus d'une heure à haute altitude en plein hiver avait des conséquences, même pour lui.

"Vous sentez-vous mieux ?" Dit-il simplement en se rapprochant de la cheminée, la laissant dans le confort douillet des couvertures et la tiédeur de la pièce, réchauffée par l'âtre.
Lui-même s'installa en tailleurs sur le sol, dans cette grande pièce vide. Ce n'était qu'une cache d'urgence, un point de ralliement entre autres cachettes. C'était suffisant pour les abriter.

"J'ai de nombreuses choses à vous expliquer, je pense." Dit-il de nouveau de sa voix laconique et trainante, ses cheveux noirs auréolés des flammes derrière lui. "Lorsque vous serez disposée à les entendre... En attendant nous n'avons été formellement présentés. Candel Harfang, pour vous servir."
Il inclina la tête avec un maniérisme certain, avec l'élégance sobre qui lui était propre. Il était de noble lignage et son éducation s'en ressentait, malgré son profond détachement.
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Lucem
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Estefania Quinto
Message Jeu 24 Jan - 21:34

    La froidure de l'air qui portait les nuages avait eut raison d'Alecto, le corps frigorifié dans ses vêtements trempé par l'orage crée par le dragonnier inconnu. Fuyant les gardes et la demeure Gorgo, son sauveur et elle avaient chevauché leurs dragons durant plusieurs heures, au dessus des nuages pour ne pas se faire repérer ou pister.

    Mais l'altitude fut le nouvel ennemi de la rousse qui, même si elle fit de son mieux, commença rapidement à perdre de sa vigueur si bien qu'au terme de leur route, elle avait perdu connaissance sur le dos d'Ephialthès qui la retenait d'une de ses pairs de bras, pour ne pas qu'elle tombe en vol.

    Le reste fut floue, emportée par la fièvre naissante, violente. Elle avait eut des râles, guère de délires mais sa forte température avait emporté une partie des souvenirs du chemin accompli, et elle se réveilla difficilement dans un endroit chaud et sec, mais comme une barre chauffée à blanc enfoncé dans le crâne, secouée de chauds et froids, faible.

    Ses yeux bleus s'ouvrirent lentement, cherchant à tester la luminosité de la pièce et tandis qu'elle tenta de se lever, Alecto ressentit sa propre faiblesse, dans les bras, le corps entier; elle choisi d'économiser ses forces et de rester couchée dans le tas de couvertures bordé d'une large fourrure, se tournant sur le flanc pour regarder l'âtre, où se trouvait son sauveur enfin démasqué.

    "Non", avait-elle répondu franchement, le front baigné de sueur collant quelques unes de ses boucles défaite, lui donnant une allure de sauvageonne; elle qui habituellement était coiffée à la perfection d'anglaises millimétrées.

    La jeune femme se pelotonna plus profondément dans les draps, cherchant à se cacher quand elle se découvrit nue; ses épaules frêles étaient constellées de tâches de rousseurs sur la peau lunaire et sans cicatrice; non, elle n'en avait pas une seule: c'était une assassin sans marque. Seul son bleu près de la lèvre marquait quelques violences faite à son encontre, ainsi que quelques éraflures. Elle observa sans rien dire l'homme se mettre en tailleur sur le sol, la vision un peu imprécise. Elle ne s'était pas plainte, mais avait juste constaté qu'elle était faible; trop pour repartir immédiatement.

    L'homme lui parla, mais Alecto ne saisit que la moitié du langage qu'il lui tint, fiévreuse. Ses yeux roulèrent dans ses orbites tandis qu'elle se forçait pour tenter de comprendre, qu’elle se concentrait. Elle comprit qu'il était un Harfang, un membre de l'ancienne famille de gouverneurs de Lostrego, qui avait été rayé de l'histoire par des meurtres et des suicides récents. Elle inclina la tête, la joue pressée contre le coussin, essayant de faire aussi bonne figure que lui. Pourtant ce n'était pas le cas; la rousse eut un long soupir nauséeux.

    "Vous me connaissez; inutile de me présenter", commença Alecto, "vous êtes donc... le dernier des... Harfang?"

    Elle se forçait à parler d'une voix intelligible, mais était au bord de l'inconscience.

    "Je n'arriverai pas... à vous suivre, messire. Je suis désolée. Je ne me sens réellement pas bien."


    Alecto agrippa les draps et se pelotonna dans le lit de fortune, fermant les yeux d'un coup. Il fallait que ça passe. Il fallait que cette fièvre cesse.

    "Il faut que ma fièvre baisse, messire. Après seulement nous pourrons disserter plus intelligiblement. Je suis navrée d'être.. un poids pour vous en cet instant. Avez-vous... uelque chose contre la fièvre?"



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I hate the rules, I just don’t want to be tie so I ran away, forgetting about everything. I hate to be ordered, I want to be a little evil. I slip out of the house in the middle of the night, running through the night’s street... why do I live for? What am I able to do right now? I don’t even know that. Will something change if I break the rules? So, I want to throw out everything, anybody is fine. I wield the justice that strikes evil with the pretext of justice my stress disappear.
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Message Ven 25 Jan - 23:01

|Thème|


Tout était calme. L'odeur chaude du feu de bois tranchait sur la violence des combats de la veille. Alecto finit tout de même par émerger, mais elle était pâle, grelottante et visiblement malade. Comme quoi, être dragonnier ne faisait pas d'eux des sur-hommes ou des dieux. Ils n'étaient que des mortels qui avaient lié leurs âmes à leurs dragons. Ils pouvaient être malade, se blesser ou même mourir.

Candel, s'il était profondément détaché des sentiments humains, n'en était pas moins attentif : Alecto n'irait guère loin dans cet état. Impossible pour eux de rentrer immédiatement au sanctuaire. Et elle n'était visiblement pas assez forte pour converser. Il comprenait, néanmoins : pour lui aussi, le voyage avait été éprouvant. Le froid l'avait aussi affecté cruellement, mais il avait la chance de ne pas être malade. Du moins pas encore.

"Je crains de n'avoir que peu de choses pour vous apaiser. Reposez-vous donc un moment. Je monte la garde." Lui dit-il sobrement, se levant simplement pour rejoindre la petite pièce attenante après avoir pris les couvertures dans lesquelles il avait lui-même dormi et les avoir disposé sur Alecto, afin de la protéger un peu plus du froid. Elle semblait vulnérable, ainsi. Il aurait été aisé de la tuer. Mais ce n'était ni son but, ni son intérêt. Gâcher le potentiel de la dragonnière, si elle acceptait de le rejoindre, serait préjudiciable.
Candel était un homme de contrastes : tant il était parfois capable d'une bonté détachée, tant il était dangereux et retors.

Dans l'autre pièce se trouvait quelques vivres - de la viande séchée et du poisson salé - faits pour durer jusqu'au passage des l'un des membres dans cette cache provisoire, des réserves d'eau et quelques menues affaires. S'emparant d'un linge propre dans l'armoire, il versa un peu d'eau froide dans un bol, rejoignant la pièce principale, appréciant sa tiédeur, et s'agenouillant près de la tête d'Alecto, baignant la pièce de tissu dans l'eau, la lui appliquant sur le front alors qu'elle reposait, affaiblie et tremblante, ses boucles rousses défaites et quelques mèches collant à ses tempes.
Il resta ainsi un temps aléatoire, plus d'une heure certainement, changeant le linge à intervalles régulier, comme s'il était profondément absorbé dans ses pensées. Patient et silencieux, seule le léger bruit de l'eau lorsqu'il y plongeait le tissu rompait le silence instauré, ainsi que la respiration de la jeune femme.

Candel réfléchissait, cherchant un moyen de la soigner, de l'apaiser. Il n'avait sur lui rien qui puisse apaiser la fièvre, seulement quelques poisons et des antidotes à certains des plus dangereux. Lorsqu'il avait mentalement joint Arkhail, ce dernier avait simplement répondu qu'il n'était qu'un dragon et qu'il ne pouvait pas l'aider sur les soins aux humaines, mais il avait perçu son amusement, sans le comprendre vraiment, lorsque Candel lui avait suggéré une idée qui lui était revenue du lointain de ses cours à Lindorm. Arkhail ne lui avait que dit qu'il pouvait toujours essayer, toujours avec cet amusement en arrière trame, qu'il choisit d'ignorer.

Alecto était si pâle et si faible... La fièvre ne diminuait guère et elle claquait des dents malgré le renfort des couvertures. Finalement, un peu courbatu d'être resté si longtemps agenouillé, il se leva avec raideur et, sans plus hésiter, retira son pull et ses bottes de cuir souple, s'approchant en frissonnant désagréablement de la jeune femme, entrouvrant les couvertures pour s'y glisser finalement, l'air tellement sérieux et concentré que cela en semblait comique. L'idée de toucher quelqu'un qui ne soit pas Hattusha - ou Aldo, mais ça c'était un peu compliqué dans sa tête - le répugnait. Il détestait les contacts physiques et c'était bien plus souvent Hattusha qui prenait les devants pour un quelconque contact que lui-même.
Alors, couché sur le dos à côté d'Alecto, les bras le long du corps, tous ses muscles tendus comme s'il vivait quelque torture ignominieuse, il dit d'une voix qui sonnait tout à coup de manière beaucoup moins assurée et beaucoup, beaucoup moins classieuse :
"Heum... On m'a dit que ca faisait tomber la fièvre d'être couché à côté de quelqu'un... Pour la chaleur.... Et bon, nous avons tous les deux intérêt à ce que vous guérissiez vite... Donc heum... Voilà. J'espère que ça va marcher."

Il se sentait idiot, réellement, et pas du tout à sa place. Couché là, raide comme la justice, regardant fixement le plafond, il avait la terriblement impression de faire quelque chose de mal, essayant de chasser de son esprit des scénarios catastrophe : et si Hattusha savait qu'il s'était allongé torse-nu à côté d'une fille nue... Car elle était bien nue, il pouvait sentir la cambrure de son dos le long de son bras et il se retint un instant de respirer, horriblement mal à l'aise.
Le contact lui était pénible mais il prit sur lui pour rester au moins ainsi, ayant lui-même beaucoup trop chaud. Son torse était pâle et très maigre, il n'avait rien de sexy, pas comme Aldo, qui était finement musclé, dont la peau était si joliment dorée... Il valait mieux qu'il n'y pense pas. Il se sentait désolé d'être laid, à cet instant, ses cheveux noirs plus longs qu'on aurait pu le penser une fois détachés, puisqu'ils lui arrivaient presque au milieu du dos, chatouillant légèrement la peau pâle et douce d'Alecto. Cette peau parfumée et féminine, si différente de celle d'Hattusha.
Mais la beauté d'Alecto lui était imperméable : il n'était pas du genre à se soucier des apparences, surtout lui qui était ingrat, avec sa maigreur exacerbée et sa pâleur diaphane.

Il ne savait quoi dire, ni quoi faire, espérant que cela serve seulement à quelque chose, restant là comme un gisant silencieux, par peur du contact, attendant qu'elle se remette, tout en essayant d'ignorer le rire mental d'Arkhail, avant de se couper de lui, vexé des moqueries d'un dragon : il aurait bien voulu l'y voir.
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Lucem
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Estefania Quinto
Message Dim 27 Jan - 20:44

    Alecto ne répondit rien; à cela, elle n'avait rien à dire s'il n'avait rien pour la soigner et elle ne se plaignait pas; elle ne se plaignait jamais car elle n'était pas le genre de femme à communiquer la moindre de ses angoisses. Alors simplement, elle se roula un peu plus avant dans les couvertures et prit son mal en patience, le front baigné de sueurs à la fois chaudes et froides. Elle laissa Harfang sortir de la pièce sans chercher à savoir où il allait; peu importait: elle était pour le moment entre ses mains, ou à sa merci. Cela dépendait des points de vue; elle n'en avait aucun en particulier, encore.

    Il faisait bien trop chaud dans la petite pièce et l'odeur à la fois fumée et acre du bois qui se consumait dans l'âtre de la cheminée lui donna la nausée. La rousse essaya d'inspirer le moins possible, la tête lourde et quand l'homme revint avec un linge et un peu d'eau, s'accroupissant près d'elle. La jeune femme se pelotonna un peu plus, se sachant vulnérable, mais surtout... surtout... la nudité n'était que la nudité et elle ne s'en embarrassait pas: on évite de s'exposer nu par pudeur, mais la nudité est finalement une chose quelconque.

    Mais... il y avait ce linge, et ces mains qui approchaient de sa tête. Elle trembla soudain comme une feuille, sur le dos, fixant Candel de ses grands yeux bleus aux pupilles complètement étrécies jusqu'à n'en faire plus que des têtes d'épingle. Ses prunelles terrorisées communiquaient un mélange de peur et d'agressivité dissimulant mal ses pulsions meurtrières et son traumatisme. Ces yeux sauvages semblaient dire "je vais te tuer si tu me touche", tout en implorant ne me touche pas, tu me fais peur"....

    Pourtant le linge fut bienfaisant, et Candel avait retiré ses mains; la fraicheur de l'eau détendit son esprit et la rousse put inspirer un peu plus librement, les paupières lourdes. Combien de temps le dernier Harfang la veilla ainsi, elle l'ignora car déjà le sommeil réparateur la cloua dans sa couche, lui faisant perdre pied. Alecto n'avait pas confiance, mais elle s’endormit. Car son corps lui ordonnait. Car sa santé l'exigeait.

    Elle dormi d'un sommeil sans songe et sans douleur, sans angoisse. Un sommeil creux et vide, sombre et lourd et les paroles que l'homme pourraient prononcer n'auraient pas de réponse. Couchée sur le flanc, le visage enfouie autant dans ses mains blanches que dans sa crinière rousse, elle n'offrait que son dos parsemé de tâches de rousseurs et de quelques cicatrices anciennes, blanches et fines. Et dans la chair sous l'omoplate, la marque des enfants martyrs de Daxos, un croissant de lune barré d'une simple ligne, tatoué finement dans la chair.

    Son sommeil était silencieux comme une mort sans fin. Alecto recouvrit petit à petit ses esprits en sentant quelques chose bouger sous les draps, non loin d'elle... frôlant absurdement la ligne de son dos. Touchant sa chair. Tout près. Une respiration. Ses yeux s'ouvrirent brutalement et elle poussa un hurlement à s'en éclater les poumons, tout son corps se mettant en branle face au contact tant honni, tant craint. Elle se retrouva sur ses pieds en un instant, les yeux comme ceux d'un cheval fou, nu et tremblante. Ses réflexes rapides s'emballaient et elle tomba au sol, cherchant à fuir et se défendre.

    Fuir, ne pas être toucher. Fuir. Ne pas se faire prendre.

    La rousse saisit le tisonnier dans les cendres de la cheminée, prête à le plonger dans le ventre de Candel. Elle n'hésita même pas, assassin qu'elle était, enfant battue et traumatisée qu'elle avait été. Le bout du tisonnier pénétra les couvertures, raclant le sol dans l'intention de transpercer le pauvre homme qui ne du pas tout comprendre.

    "Ne me touchez pas! Ou je vous tue!", hurla-t-elle si fort qu'elles 'en écorcha la bouche avec les dents, "ne me touchez pas! Ne..."

    Son regard était comme fou; la haine et la peur hantaient tout son visage, ou l'hésitation était absente. Car si Alecto était une femme marqué par les méfaits d'un pédophile, elle était également une véritable tueuse; un dangereux mélange.

    "Ou je vous tue."



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Message Dim 27 Jan - 21:22

|Thème|


Il gisait à côté d'elle, en silence, regardant le plafond, essayant d'ignorer le désagrément de cette présence, de ce contact. Cette proximité avec la jeune fille le mettait confusément mal à l'aise sans qu'il ne comprenne vraiment pourquoi. Candel n'avait jamais compris correctement ce qu'étaient les sentiments, ou les émotions. Il était un homme étrange, à part, les ressentis glissant sur lui comme de l'eau sur les écailles d'un serpent, sans trouver de prise. Il y avait bien l'amour inconditionnel qu'il vouait à Hattusha : ce feu brûlant en lui, que quiconque n'avait jamais allumé. Un brasier presque trop aveuglant pour lui. Un amour exagéré d'un cœur d'homme qui ne sait pas vraiment ce qu'aimer veut dire.

Le moment était calme, mais il ne relâchait pas sa vigilante rêverie. Parce qu'il n'était pas seul et qu'il ne faisait confiance à personne : il était un assassin depuis son enfance, promis à ce monde depuis sa naissance. Le manque de confiance était sa meilleure arme de défense, bien qu'il ne soit pas vulnérable.

Son esprit vagabondait dans le désert en compagnie de sa reine des Roroas, comme un réconfort tranquille après les aventures de la nuit. La simple pensée d'Hattusha l'apaisait et il resta ainsi encore un temps indéfini avant qu'un vif mouvement et un hurlement brise ses pensées éparses comme l'on brise le verre.
Se redressant brusquement, il ne put retenir Alecto qui s'enfuyait déjà, nue et terrifiée, vers la cheminée pour prendre le tisonnier qu'il avait utilisé un peu avant. Elle semblait comme possédée et même un être aussi détaché que lui pouvait comprendre qu'elle mourrait de peur. Il se jeta en arrière d'un mouvement réflexe alors que le tisonnier frappait les couvertures à l'endroit même où il se trouvait une fraction de seconde auparavant.

La voix aigüe, terrifiée, trahissait l'instinct de bête sauvage acculée derrière le visage de jeune femme.
Il ne souhaitait pas la blesser plus avant : n'avait-il pas tenté de la soigner ? De plus, torse-nu, sans sa ceinture de dagues et de couteaux, il n'avait dans sa botte qu'une courte dague et il ne lui restait qu'une seule capsule de poison spécial dans la bouche, derrière ses dents. Et ce poison là était par trop dangereux pour qu'il l'utilise : elle mourrait sur le coup.

Alors, levant doucement les deux mains en signe de paix, choisissant d'ignorer pour le moment le tisonnier, il répondit à ses cris par une voix plus basse et qui semblait presque... Douce... Calme. La voix profonde d'un homme habitué à en guider d'autres. Un chef d'armes de l'ombre qui risquait à tout instant pourtant d'être tué par Alecto, à moins de la tuer lui-même.

"Calmez-vous. Je cherchais simplement à ce que votre fièvre tombe. Je m'excuse, je ne comprends pas bien les sentiments humains... Alors veuillez pardonner si ma maladresse vous a offensée d'une quelconque manière."

La tête penchée sur le côté, le visage grave, ses longs cheveux noirs encadrant son torse mince, il la fixait dans les yeux, indifférent à sa gênante nudité.
Il s'excusait d'une manière très simple, sans hauteur, ni fioritures. Et s'exprimait sur sa sociopathie avec une douce pudeur, assez surprenante pour un homme qui semblait si sûr de lui.

"Je ne comprends pas votre effroi et votre colère... Mais, je vous prie de considérer le fait que je tente depuis notre rencontre de préserver votre vie."

Elle pouvait le tuer, à tout instant. Il avait une conscience accrue du tisonnier qui menaçait de l'empaler. Il sentit dans sa tête Arkhail près à intervenir, quitte à défoncer le mur pour pouvoir entrer mais il l'en dissuada d'une pensée.

"Je vous prie de vous recouvrir. Discutons-en donc, si je vous ait contrite. Il n'est pas dans mon objectif de vous toucher, autrement que pour essayer d'apaiser votre fièvre."

Il ne souriait pas, très sérieux, ses yeux noirs et cernés la fixant sans peur. Car il ne craignait pas de mourir, comme il ne craignait pas de dispenser la mort. Et cette absence de peur, ce néant sentimental pouvait se lire dans ces yeux comme deux abysses froides. Mais qu'importe ce qu'elle y verrait. La peur est la pire des conseillère lorsqu'il s'agit de meurtre. Mais qu'importe.
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Lucem
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Estefania Quinto
Message Lun 4 Fév - 12:01

    Nue devant l'homme, ses yeux bleus avaient la tension de ceux d'un cheval fou, le tenant à la pointe de son tisonnier au bout ardent, pointé directement non pas sur la gorge mais contre le plexus solaire. Toute prête à s'enfoncer dans la chair en suivant l'os, d'un geste fugace et maitrisé; car si Alecto était en proie à la peur panique, elle n'en restait pas moins une tueuse, et quelqu'un de pragmatique: tue ce qui t'effraye, mais tue-le vite, le plus vite que tu peux, le plus efficacement qui soit. Elle ne doutât pas de la valeur du guerrier en face d'elle. Mais pour l'instant tout ce qui hantait son esprit, c'était le meurtre. Et le passé.

    La rousse tremblait furieusement sans sembler daigner écouter la voix pourtant calme et mesurée de Candel. Elle rapprocha le bout de son tisonnier de lui au point qu'il put en sentir la chaleur, toute prête à plonger en lui. Elle n'écoutait pas; les mots sont dé palabres; seuls les actes la blessent; seuls les actes la souillent. Et la souilleront toujours.

    "Ne.. ne me touchez pas....", elle le regarda fixement, armant son bout de fer contre lui quand il leva les mains en signe de paix, "je vous tuerai... ou vous me tuerez... je vous interdis de me toucher, je vous l'interdis. Je vous interdis de me frôler... "

    Des mots, rien que des mots; il disait être indifférent à sa nudité. Alecto serra si fortement les dents qu'un filet de sang s'échappa de sa bouche contractée, le corps agité de spasmes de colère et de fatigue mêlée: la fièvre et l'effroi sont mauvais conseillers, et encore pires amants. Elle voyait bien dans les yeux noirs de Candel que ce dernier, comme le bon assassin qu'il était ne craignait pas la mort; ceux qui la dispensent n'en ont pas peur: elle est leur compagne. Elle non plus ne la craignait pas, l'ayant toujours côtoyée, toujours frôlée sans jamais la saisir.

    Pourtant, Alecto ne faiblit pas; malgré la fièvre, son corps semblait animé d'une force infernale, mue par la peur. Les mains de Daxos, ces doigts pleins de bagues sur ses épaules lui revenaient en tête, couvrant sa peau livide d'un voile de chair de poule et de sueurs froides mêlées.

    "Me toucher pour... ? Mais vous êtes... vous pensiez que cela marchait comme cela?"
    , elle le fixa sans le lâcher du regard, "vous êtes comme tout les autres, un porc et un menteur. Vous êtes comme mon père."

    Alecto arma son tissonier et le plongea sur Candel, mais le dépassant, elle le jeta dans le feu avec une telle vigueur que la cendre s'envola aussi furieusement que si c'était l'homme qu'elle avait précipité dans les flammes. Elle le regarda, furie échevelée entre fièvre de cheval et peur bleue, délirant à cause des deux.

    "Je me tuerai si vous me touchez encore. Vous pouvez trouver d'autre assassin; je n'ai qu'une seule dignité, et on me l'a déjà prise quand j'étais petite."

    La rousse se calma comme elle put; la maladie l'épuisait et drainait fort heureusement sa colère, et elle n'eut bientôt plus la force d'affronter Candel, poussant un long soupir en regagnant la couche, se roulant en boule dans les draps et les fourrures comme un animal qu'on aurait saisi par la patte un instant et qui vous aurait échappé.

    "Ne me touchez plus... plus jamais", dit-elle du fond de son lit.



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avatarInvité
Message Lun 4 Fév - 12:31



Les yeux noirs étaient comme deux lacs d'encre, troublés d'aucune ridule. Nul écho à la peur et à la fièvre. Nulle compassion. Tête penchée sur le côté, tout juste semblait-il à la fois légèrement interrogateur.
L'on peut si aisément mourir et l'on meurt souvent pour un rien, de la main d'un ennemi ou du chagrin. Parfois encore, c'est la main que l'on pensait amie qui dispense la mort. Celle là est la plus douce et la plus tendre. Combien de fois avait-il rêvé à sa lame qui, tendrement, s'enfoncerait dans la poitrine d'Aldo, crevant sa peau blanche et laiteuse, maculant son immaculée beauté de ce carmin qui lui allait si bien alors que, doucement, il passerait sa main dans ses longs cheveux et lui dirait adieu... Ce n'était qu'un rêve morbide et coupable. Un rêve entre Eros et Thanatos, au contraire de ceux qui le mêlaient à Hattusha.

Elle semblait folle, cette jeune femme. Folle de fièvre et de peur. Il pouvait la sentir, la lire dans le moindre de ces mouvements. Une peur meurtrière qui fait agir plutôt que paralyse. Elle lui crachait au visage des ordres dont il n'avait de toute façon que faire : il n'avait nulle envie de toucher quiconque.
Ses insultes ne l'atteignirent pas, restant simplement là, à attendre son sort, sans la quitter des yeux, avec ce calme presque royal, comme s'il était déjà hors de sa portée. Ses yeux disaient que si elle l'embrochait, il la tuerait dans le même geste. Donnant donnant.

Elle lança le tisonnier dans le feu, l'évitant de peu, mais il ne broncha pas alors que le métal chaud frôlait presque son bras. Il ne cilla pas, se contentant de la fixer, égal, comme une statue d'albâtre.
Les cendres dérangées dans une nuées de flammèches éclairèrent un instant la scène de leur lueur rougeoyante, comme une lumière plus dramatique encore. Dehors, Arkhail s'éloigna de la porte qu'il s'apprêtait à défoncer avec le mur dans un roulement sourd de sa gorge de dragon. Nul ne pouvait lever la main sur son jumeau sans qu'il intervienne. Mais il savait son dragonnier capable de se défendre. A présent qu'il ne sentait plus de danger, il s'éloignait pour reprendre son attente et sa veille, surveillant les environs.

Alors qu'Alecto se roulait de nouveau dans son nid de couverture, il se leva, dépliant sa longue carcasse d'une maigreur squelettique, tout entouré de cheveux noirs comme les ténèbres, enfilant de nouveau le pull, se sentant aussitôt mieux : il détestait lui aussi toucher quiconque.

S'éloignant de la couche pour ne pas risquer une nouvelle crise d'hystérie, il lui tourna le dos, observant le feu, pendant un long silence avant qu'il ne le brise :

"Nous devrons absolument reprendre la route cette nuit, que vous soyez ou non guérie. Mais avant cela, je dois savoir... Si vous me suivrez. Sinon je vous abandonnerais ici. Car je suis le Maître de la Main du Jugement et je désire vous compter dans nos rangs. Je vous ai sauvée pour ce seul fait. Je vous donne ce choix que nous avons tous : suivez-moi ou bien restez ici. Un choix, qui, vous vous en doutez, ne s'ouvrira qu'une seule fois. J'ai foi en votre potentiel. Ne le gaspillez pas."

La voix tranquille semblait ne faire aucun cas de la précédente crise d'Alecto, ne rebondissant pas même sur ses incohérences, sur sa peur. Comme si tout ceci n'était pas important. Car il y avait des desseins plus grands que de simples vaines querelles dans sa présence aux côtés de cette drôle de femme si prompte à l'empaler.
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Lucem
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Estefania Quinto
Message Sam 9 Fév - 21:44

    Elle ne le regarda pas; elle ne le voulait pas: elle ne voulait plsu rien voir. Enroulée dans ses couvertures comme autant de défenses dérisoires contre une agression imaginaire, Alecto tremblait encore de fureur et de crainte mêlées. Ramassée sur elle-même, elle paraissait plus petite qu'elle ne l'était réellement. La rousse, oreille tendue, entendit l'homme s’éloigner de la couche. Tant mieux. Elle ne voulait pas qu'il reste proche; même s'il l'avait sauvé et qu'elle avait de la gratitude -encore qu'il ne devait pas l'avoir fait pour rien- Alecto ne voulait pas le laisser l'envahir.

    Elle écouta sa voix calme, posée; voix d'homme un peu chevrotante, et se détendit elle-même sans réellement s'en rendre compte. Elle l'écouta sans rien dire, assimilant les informations. La Main du Jugement? La rousse comprit vaguement où les choses allaient mais ne dit toujours rien. Être abandonnée n'était pas un soucis car elle était indépendante et s'en tirerait peut-être si elle vainquait seule la fièvre; elle n'avait pas peur de mourir, car c'est le lot de tout humain. Et la compagne de tout assassin. Alors non, elle n'avait pas peur de la mort: car elle n'avait plus rien et personne qui la regretterait non plus.

    "Je vous suivrai, maître", dit-elle simplement avec docilité.

    Les paroles superflues n'avaient jamais été son fort, à cette rousse très froide; elle le suivrait puisqu'il lui avait sauvé la vie, comme une gratitude. Moins définitif que la mort et la liberté ne dure pas éternellement; peut-être se trouverait-elle un but, à présent. Autre que survivre. Autre que fuir son passé. Elle n'aimait pas gaspiller, surtout ses intérêts et plus particulièrement sa parole.

    Et lui, grand et pâle face au feu, ne faisait cas de rien; Alecto le regarda un instant, sa silhouette dessinée de feu. C’était un étrange personnage et elle ignorait où il la menerait; l'avenir le dirait. Mais pour l'isntant ce fut la fatigue qui lui dictait sa conduite et elle ferma lentement les yeux pour glisser dans les bras réconfortant de Morphée, espérant qu'il chasserait sa fièvre avec tendresse.

    [Clos pour moi, merci ma chériiie! ♥]



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