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[clos] Le temps des explications.

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avatarInvité
Message Mer 23 Jan - 23:20



Un feu ronflait dans la cheminée de la demeure déserte, éclairant la pièce d'une lueur orangée. L'endroit était calme. Seules les braises crépitaient doucement, dérangées un instant par un tisonnier qui s'y planta pour remuer les bûches et faire reprendre le feu.
Ils avaient dormis, roulés en boule dans des couvertures, pendant presque toute la journée, épuisés et frigorifiés. Même Candel, dont les insomnies chroniques ne lui laissaient qu'un court répit de trois à quatre heures avait dormi près de six heures. Levé depuis longtemps, il avait ravivé le feu, observant la jeune femme endormie dans un autre coin de la pièce, ses joues pâles rouges de peut-être un peu de fièvre et ses cheveux roux éparpillés autours de son visage.
Il avait attendu, patient, qu'elle se réveille en en profitant pour rejoindre une autre pièce où il put passer un pull noir et un pantalon noir, pour se tenir plus chaud, laissant son armure sécher complètement. Ils ne s'attarderaient pas.
Mais il y avait de nombreuses choses dont il devait discuter avec Alecto.

Elle avait du talent, du potentiel. Elle serait parfaite pour leurs rangs. Elle avait combattu à ses côtés et avait choisi de le suivre, c'était déjà faire un premier choix. Elle pourrait refuser, ensuite, de le suivre dans la Famille. Mais cette chance ne lui serait donnée qu'une fois, une seule.

S'absentant un moment à l'extérieur, Candel en profita pour discuter avec Arkhail. Son frère draconnique était confiant et tranquille. Il régnait dans la vaste plaine d'herbe rase un silence paisible. Le froid de janvier avait figé le paysage d'une couche de givre, même dans ce pays plus doux. Il rentra rapidement, lui aussi affaibli, bien qu'il n'en montra rien.
A son retour, elle était réveillée et il la salua d'un signe de tête assorti d'un "bonjour", dit d'une voix plus rauque et éraillée encore qu'à l'accoutumée : il avait dû prendre froid. Voler pendant plus d'une heure à haute altitude en plein hiver avait des conséquences, même pour lui.

"Vous sentez-vous mieux ?" Dit-il simplement en se rapprochant de la cheminée, la laissant dans le confort douillet des couvertures et la tiédeur de la pièce, réchauffée par l'âtre.
Lui-même s'installa en tailleurs sur le sol, dans cette grande pièce vide. Ce n'était qu'une cache d'urgence, un point de ralliement entre autres cachettes. C'était suffisant pour les abriter.

"J'ai de nombreuses choses à vous expliquer, je pense." Dit-il de nouveau de sa voix laconique et trainante, ses cheveux noirs auréolés des flammes derrière lui. "Lorsque vous serez disposée à les entendre... En attendant nous n'avons été formellement présentés. Candel Harfang, pour vous servir."
Il inclina la tête avec un maniérisme certain, avec l'élégance sobre qui lui était propre. Il était de noble lignage et son éducation s'en ressentait, malgré son profond détachement.
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Lucem
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+ Type de Dragon : Lumière
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Estefania Quinto
Message Jeu 24 Jan - 21:34

    La froidure de l'air qui portait les nuages avait eut raison d'Alecto, le corps frigorifié dans ses vêtements trempé par l'orage crée par le dragonnier inconnu. Fuyant les gardes et la demeure Gorgo, son sauveur et elle avaient chevauché leurs dragons durant plusieurs heures, au dessus des nuages pour ne pas se faire repérer ou pister.

    Mais l'altitude fut le nouvel ennemi de la rousse qui, même si elle fit de son mieux, commença rapidement à perdre de sa vigueur si bien qu'au terme de leur route, elle avait perdu connaissance sur le dos d'Ephialthès qui la retenait d'une de ses pairs de bras, pour ne pas qu'elle tombe en vol.

    Le reste fut floue, emportée par la fièvre naissante, violente. Elle avait eut des râles, guère de délires mais sa forte température avait emporté une partie des souvenirs du chemin accompli, et elle se réveilla difficilement dans un endroit chaud et sec, mais comme une barre chauffée à blanc enfoncé dans le crâne, secouée de chauds et froids, faible.

    Ses yeux bleus s'ouvrirent lentement, cherchant à tester la luminosité de la pièce et tandis qu'elle tenta de se lever, Alecto ressentit sa propre faiblesse, dans les bras, le corps entier; elle choisi d'économiser ses forces et de rester couchée dans le tas de couvertures bordé d'une large fourrure, se tournant sur le flanc pour regarder l'âtre, où se trouvait son sauveur enfin démasqué.

    "Non", avait-elle répondu franchement, le front baigné de sueur collant quelques unes de ses boucles défaite, lui donnant une allure de sauvageonne; elle qui habituellement était coiffée à la perfection d'anglaises millimétrées.

    La jeune femme se pelotonna plus profondément dans les draps, cherchant à se cacher quand elle se découvrit nue; ses épaules frêles étaient constellées de tâches de rousseurs sur la peau lunaire et sans cicatrice; non, elle n'en avait pas une seule: c'était une assassin sans marque. Seul son bleu près de la lèvre marquait quelques violences faite à son encontre, ainsi que quelques éraflures. Elle observa sans rien dire l'homme se mettre en tailleur sur le sol, la vision un peu imprécise. Elle ne s'était pas plainte, mais avait juste constaté qu'elle était faible; trop pour repartir immédiatement.

    L'homme lui parla, mais Alecto ne saisit que la moitié du langage qu'il lui tint, fiévreuse. Ses yeux roulèrent dans ses orbites tandis qu'elle se forçait pour tenter de comprendre, qu’elle se concentrait. Elle comprit qu'il était un Harfang, un membre de l'ancienne famille de gouverneurs de Lostrego, qui avait été rayé de l'histoire par des meurtres et des suicides récents. Elle inclina la tête, la joue pressée contre le coussin, essayant de faire aussi bonne figure que lui. Pourtant ce n'était pas le cas; la rousse eut un long soupir nauséeux.

    "Vous me connaissez; inutile de me présenter", commença Alecto, "vous êtes donc... le dernier des... Harfang?"

    Elle se forçait à parler d'une voix intelligible, mais était au bord de l'inconscience.

    "Je n'arriverai pas... à vous suivre, messire. Je suis désolée. Je ne me sens réellement pas bien."


    Alecto agrippa les draps et se pelotonna dans le lit de fortune, fermant les yeux d'un coup. Il fallait que ça passe. Il fallait que cette fièvre cesse.

    "Il faut que ma fièvre baisse, messire. Après seulement nous pourrons disserter plus intelligiblement. Je suis navrée d'être.. un poids pour vous en cet instant. Avez-vous... uelque chose contre la fièvre?"