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Retour aux sources [LIBRE]

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Escadron d'Elite
+ Date d'inscription : 10/10/2012
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Kouraï O'Dowd
Message Mer 2 Jan - 12:55

Le vent fouettait au visage de l'ancienne Ignis. L'odeur de l'allée lui rappelait tant de souvenirs qu'elle en aurait presque eu les larmes aux yeux. L'Académie Lindorm. C'était un peu comme une seconde maison que cet établissement. Elle y avait fait ses classes, elle avait rit, parfois pleuré, s'était enflammée pour rien ou avait fait les quatre cents coups avec Hattusha dés que c'était possible. Oui, ce cadre lui était familier.

Kouraï traversa l'allée aux multiples statues de Dragons, le regard fier, le visage sévère. Son cœur se mettait à battre la chamade de fouler de nouveaux ces pavés de pierre. Le menton légèrement levé, elle avançait silencieusement et … Très lentement. Avec un béquille, difficile de piquer un sprint non ? Amber la suivait, marchant derrière elle avec la même démarche militaire. Le Dragon était déjà impressionnant en quittant Lindorm mais ces trois dernières années, c'était devenu un « monstre ». Plus musculeux et plus grand encore, ce géant de Feu avait maintenant la cuirasse gravée de cicatrices, stigmates des combats passés.

Les deux alliés étaient passés brièvement devant les différents bureaux administratifs, se disant qu'il était encore un peu tôt pour aller rendre visite au Directeur et remettre la lettre du Commandant. Son ordre de convalescence auprès d'Ervin Mikelis. Suite aux graves brûlures infligées par ce maudit Wyrm, Kouraï s'était retrouvée avec une jambe gauche en piteux état. Pour cacher l'horrible vision de ses plaies, elle avait recouvert son membre, du bout du pied jusqu'en haut de la cuisse, d'un épais bandage.

Ce n'était pas sa blessure qui lui faisait le plus mal mais son orgueil qui avait été touché en plein cœur. Tout d'abord, se faire malmener par un Dragonnier de Feu lui était inconcevable, elle avait travaillé tellement dur pour parer les attaques de son propre élément qu'avoir échoué aussi lamentablement la rendait folle de rage. Puis vint son affectation de convalescence : Lindorm. Ce n'était pas le choix de l'Académie qui l'agaçait, c'était le choix de son encadrant : Ervin Mikelis. Pendant sa dernière année ils s'étaient cherchés les poux tous les deux. Professeur et élève ne voulaient pas lâcher le morceau. Tous les mêmes ces Ignis …

Tandis qu'elle marchait dans les couloirs interminables du rez-de-chaussée, Kouraï perdit l'équilibre, sa béquille ayant mal adhéré au sol. Amber qui l'avait quitté quelques minutes plus tôt pour rejoindre les refuges lui manquait déjà. Heureusement pour elle, le mûr était suffisamment proche pour qu'elle ne se casse pas la figure et ne s'étale de tout son long au beau milieu du couloir. Sautillant sur son pied valide, elle se pencha pour récupérer sa « jambe artificielle » en cherchant des yeux la porte de l'infirmerie.

N'ayant pas de dortoirs assignés, Kouraï s'était dirigée naturellement vers cette salle. Après tout, vu son état, c'était le plus logique. Se tenant toujours au mur, la Dragonnière frappa à la porte de l'infirmerie avant de l’entrebâiller pour jeter un coup d'oeil à l'intérieur. L'aide soignante n'était pas là ou alors s'était retranchée à l'arrière dans la remise. L'ancienne Ignis décida d'entrer et de se poser sur le premier lit à sa portée.

Sa jambe blessée claqua sur le coin du lit, défaisant un bout du bandage au passage. Son visage se crispa sous la douleur et ses pieds ne la retinrent plus. Posant les genoux à terre, Kouraï serra d'une main le drap du lit, de l'autre, tenta de refermer son pansement qui continuait à se défaire. Elle ne savait plus trop si c'était la douleur ou la limite de ses nerfs mais des larmes commencèrent à rouler sur ses joues pendant qu'elle serrait les dents de toutes ses forces.


- Bon sang … C'est pas vrai ça !

En colère contre elle, contre tout, la Nordheimir n'en pouvait plus. Ses mots avaient été lâchés comme une allumette sur un bûcher. Il fallait que ça sorte. Il fallait qu'elle s'en sorte.
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Message Dim 6 Jan - 23:10

Ervin terminait quelques notes dans son bureau avant de prendre le chemin de l’infirmerie. Décidément le manque de personnel avait de quoi à bouffer du temps a tout le monde. Il était déjà en retard et il le savait. Il se disait que quelques minutes ne tueraient personne. En cas d’urgence on serait le trouver. Ervin avait perdu la petite étincelle du militaire, il avait changé. Il était un peu plus humain si on peut dire. Ironique pour un homme qui forge des futurs militaires. Bien sûr pas tous finirons dans l’armées, mais la plupart d’entre eux. Ervin commençait doucement à penser a ce retirer de cet univers, mais d’un côté il adorait ces jeunes de l’académie. Même si pour la plupart il était le professeur le plus chiant, il les aimait. Après tout, il avait passé par la lui aussi et bon sang que l’on jurerait que les profs de son époque était plus monstrueux qu’aujourd’hui. Il ferma son livre de note et le serra dans son bureau. D’un geste fatigue il posa son manteau sur ses épaules sans complètement l’enfiler, juste pour le transporter avec lui.

Ses pas étaient lents dans les corridors de Lindorm et le claquement de ses talons raisonnait. En marchant il faisait le vide de ses pensées ne voulant pas trainer de sa mauvais humeur dans un lieu comme l’infirmerie. Ervin marcha la tête basse lui qui avait normalement la tête haute et regardait au-dessus de tout. Il avait beau faire le vide, quelque chose le ramenait toujours dans une réflexion, celle de la remise en question de soi. Presque arrivé à l’infirmerie il crut entendre une plainte. Il accéléra sa démarche a un pas de course comme à l’entrainement du matin de chaque soldat. Son manteau alla quitter ses épaules Ervin l’attrapa de sa main droite et le garda contre son corps. Il se précipita à l’intérieur et vu cette femme. Il se jeta à son aide et lui donna un coup de main a se redresser pour l’assoir sur le lit. En la touchant il usa de son dos pour l’envelopper d’une chaleur réconfortante et régénératrice. Le don d’Ervin mettait le corps en alerte et accélérait la convalescence.

-Restez calme.

Il avait utilisé un ton doux, un truc que Kouraï ne connaissait sans doute pas d’Ervin. Ervin se pencha pour jeter un œil au bandage et visiblement il était dû pour être changé. Il était même mal fait. Le médecin avait pris son air sérieux, il était concentrer sur sa patiente. Doucement Ervin posa sa main sur l’épaule de la blessé et la coucha sur le lit et avec délicatesse il leva la jambe pour bien la placer. Le professeur se redressa et allait prendre d’autre bandage et des onguents.

-Vu la blessure, vous êtes sans doute la personne que l’on m’a envoyé. Je vais faire mon possible pour vous.

Il revint à côté d’elle et posa ses choses. Ervin la regarda d’un air grave et sérieux. Un air strict, mais pas le même qu’avant. Il avait un peu plus d’émotion que voilà trois ans. Avec une attention particulière il commença à défaire la totalité du bandage.

-Je vais commencer par vous retirer celui-ci. Je vais laver vos plais et après remettre du bandage. Cela ne sera pas agréable, mais je serais avec vous jusqu’au bout. Si vous voulez parler pendant cela vous aidera à penser à autre chose et ne pas seulement vous consentez sur cette douleur.

Il y allait délicatement et renvoyait une vague de chaleur réconfortante de temps en autre pour aider le processus. Bientôt le bandage était totalement retirer.

-Vous avez quelque questions ou demandes peut-être? Je vous écoute avant de commencer.
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Escadron d'Elite
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Kouraï O'Dowd
Message Lun 7 Jan - 12:58

Toujours effondrée sur le sol, la convalescente n'entendit pas la personne pénétrer dans l'infirmerie et ne se rendit compte de sa présence lorsque celle-ci la toucha. Une étrange sensation parcourut le corps tout entier de Kouraï qui se laissa guider par son bienfaiteur. Car oui, il s'agissait bien de mains d'hommes qui venaient de la soulever pour la poser sur le lit.

Lorsque les premiers mots s'échappèrent de ses lèvres, l'ancienne Ignis n'avait plus aucun doute sur l'identité de son « sauveur ». Il n'était rien d'autre que la personne qu'elle ne voulait absolument pas voir pour l'instant. Elle s'était dit « tout mais pas lui »....sauf que le destin en avait décidé autrement.

Déjà mal en point, elle ravala la phrase assassine qu'elle avait préparé tout au long de son voyage lorsqu'il posa doucement sa main sur l'épaule de la jeune femme. Ce Ervin là était différent du tortionnaire qu'elle avait toujours connu. Cette main qui l'avait si violemment giflé lors de leur première rencontre était maintenant si délicate et pleine d'attention. Kouraï se demanda alors s'il savait à qui il venait de porter assistance.

Alors qu'il l'installait plus confortablement pour s'occuper de sa blessure, la Nordheimir eut tout le loisir d'observer son ancien professeur. Il faisait bien attention à elle comme si elle allait se briser sous ses doits. Il avait aussi regardé son bandage de fortune et apparemment, il ne devait pas être satisfait car il alla chercher de quoi le changer.


- Vu la blessure, vous êtes sans doute la personne que l'on m'a envoyé. Je vais faire de mon possible pour vous.

Ce n'était plus un doute mais une certitude, Ervin ne savait absolument pas à qui il s'adressait. On ne lui avait peut être pas communiqué son identité mais l'ancienne Ignis trouva cette situation un peu fort de café. Le professeur commença alors à défaire son bandage.

- Je vais commencer par vous retirer celui-ci. Je vais laver vos plaies et après remettre du bandage. Cela ne sera pas agréable, mais je serais avec vous jusqu’au bout. Si vous voulez parler pendant cela vous aidera à penser à autre chose et ne pas seulement vous concentrer sur cette douleur.

C'était la première fois que Kouraï voyait celui qui l'avait tant malmenée procéder avec autant de douceur, elle en était encore stupéfaite. Elle avait vraiment prévu de lui mener la vie dure pendant son mois de convalescence, après tout, elle n'était plus élève, il ne pouvait plus la garder collée après les cours comme autrefois. Elle avait vraiment de la rancune contre lui.

Avec tant d'application, Ervin mettait tout son savoir faire de médecin sur la confection d'un bandage plus adéquate pour la blessée. Le voir autrement. Peut être fallait-il ça pour que l'ancienne élève ait de la compassion pour ce professeur. Plus elle le regardait faire, plus ses pensées retournaient sur leur passé commun, sur ces longues soirées de retenues où ils se crêpaient le chignon. Rien n'allait entre eux et pourtant. On dirait qu'ils venaient de trouver un terrain d'entente. Etait-ce si simple d'enterrer une hache de guerre ?


- Vous avez quelques questions ou demandes peut être ? Je vous écoute avant de commencer.

Ses larmes qui n'avaient cessés de couler alors qu'elle faisait son maximum pour les retenir continuaient de dégouliner sur ses joues. Kouraï le regarda de ses grands yeux glacés mais n'arrivait pas à articuler quoi que ce soit. Elle ressentait une profonde décontraction dans tout son corps, un bien être qu'elle n'avait plus connu depuis des années. Etait-ce ça le don d'Ervin dont elle avait quelques vagues échos pendant ses classes ?

- Pro.... Professeur Mikelis...

Ah qu'ils étaient durs ces mots à sortir.

- Merci... Pour tout...

Toute la rage qu'elle avait emmagasiné durant sa scolarité avait fondu comme neige au soleil. Après tout, bien que les lieux lui étaient familiers et la ramenaient à des souvenirs encore adolescents, elle était devenue une adulte maintenant et sous les mains guérisseuses d'Ervin, elle comprenait enfin...

Il avait été dur, il avait été chien avec elle mais c'étaient bien ses paroles qu'elle entendait résonner dans sa tête lorsque le courage lui manquait, qu'elle était en colère contre tel ou tel supérieur. Elle avait apprit à ravaler sa fierté et à grandir. Dans un geste lent, Kouraï leva sa main droite pour la coller contre sa tempe dans un salut militaire.

- C'est tout ce que j'avais à dire...
Mes respects mon Sergent.

Comme un bond en arrière, ses paroles étaient presque les mêmes que lors de leur première rencontre. De même, elle l'avait apprit tout récemment mais son professeur était un gradé et elle devait le respecter comme tel. Peut être ne se souviendrait-il plus de la tête brûlée de 5ème année qui lui avait donné du fil à retordre mais une chose était certaine : Elle, ne l'avait pas oublié.
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Message Mar 15 Jan - 4:58

Ervin était professionnel et concentrer à sa tâche. Il n’essayait en rien de faire autrement que de simplement aider sa patiente. Il était délicat et minutieux, car il savait bien à quel point ce genre de brûlure était douloureuse et la pauvre enfant en avait une très grave. Légèrement penché et les mains placé sur le bas tu matelas, il observait sa patiente. Son regard d’acier qui avait eu des allure de métal froid avait une lueur humaine à présent. Visiblement la personne devant lui n’était pas un élève mais un soldat. Il n’avait pas a lui secoué les puces et de toute manière si un élève était aussi gravement blessé , jamais au grand jamais il oserait se montrer comme il le fait en classe.

- Pro.... Professeur Mikelis...

Il haussa les sourcils, visiblement elle le connaissait. Bon surement que l’armé l’avait informer de son guérisseur et une bonne chance car lui avait eu que connaissance qu’il allait recevoir quelqu’un sans jamais mentionner de nom ou à quoi elle ressemblait.

-Merci... Pour tout...

Le professeur fronça légèrement les sourcils. Que cela voulait-il dire? Il est vrai qu’il recevait souvent des remerciement suite a une intervention, mais ce coup si c’était avant. Cela lui faisait étrange. Sauf si l’armée avait dit que de bonne chose sur lui et avait poussé au point où il avait lui-même accepté de l’aider. Souvent les hauts gradé montaient des histoires pour donner foi et accroître le moral des troupes. Ervin avait commencé a préparer les bandages lorsquil vu du coin des yeux la main de sa patiente ce lever. Elle le saluait et le seul effet que Ervin eut fut de froncé légèrement les sourcils. Pas d'un air colérique, mais plutôt questionneur.


-C'est tout ce que j'avais à dire... Mes respects mon Sergent.

Ses sourcils qui étaient froncé se redressa en arc. C'était une de ses anciennes élèves , il ce souvenait très bien de qui il s'agissait a présent. Mademoiselle O'dowd. Celle qui avait eut quelque problème avec l'autorité. Elle ne l'aimait pas et lui faisait qu'en rajouter pour lui en faire baver. Par parce qu'il al détestait, bien au contraire. Il voyait en elle un très grand potentiel et il voulait que la protégé de ses futurs officiers. Soudainement il comprenait un peu mieux le ''Merci'' qu'elle lui avait dit. Le hasard faisait drôlement les choses. Et bien que le professeur était bien heureux de retrouver une de ses élèves favorites, il était bien attristé vu l'état de celle-ci. Il contourna le lit et lui saisi la main pour la redescendre , effaça le salut militaire.

-Pas de Sergent, simplement Ervin suffira. Je suis votre médecin damoiselle O'Dowd. De plus je suis à présent que professeur. Je suis bien content de vous revoir.

Il déposa un baisé sur le front de la militaire. Ervin avait fait ce geste de manière paternel sans autre arrière pensé. Peux importe l'age de ses étudiants ou ancien étudiants il lui était impossible de les voir autrement comme ses enfants. Il voulait de tout son cœur que tous réussisse et vivre longtemps. Ervin semblait exprimé que colère et droiture aux élèves, mais s'était pour les endurcir pour la dur vie que les attendait dans le détour. Ervin laissa la main de la militaire filé et il contourna le lit pour allé a ses cotés.

-Bon je vais devoir nettoyer ta blessure avant de te mettre ton nouveau pansement. Ce ne sera pas agréable, mais je sais a quel point tu es forte. Raconte moi ce qui te chante pendant que je fais cette procédure.


Ervin lui fit un sourire rassurant avant de s'éloigner pour aller chercher la bassine. Il prit un linge et appliqua doucement sur la brûlure. Il faisait attention et il était minutieux ,mais il détestait faire cette tâche. Chaque fois qu'il appliquait le linge, il avait mal pour elle. Le médecin répéta la procédure encore et encore jusqu'à ce que la brûle soit soigneusement propre. Pour bien débuté son bandage , il commença par le haut de la cuisse. Un accident tout a fait bête et sans douleur se produisit. Ervin dans un geste bien décidé avait voulu faire le premier tour avec le tissu , mais sans le savoir comment il se retrouva la main plaqué contre le sexe de Kouraï. Une honte des plus gênante prit le professeur, les joues tournèrent au rouge vif sans attendre un instant.

-Je...je...mon dieu je suis désolé.

Il retira sa main et n'osa simplement pas regarder sa patiente. Il savait bien que ce n'était qu'un accident, mais il s'en voulait tellement. Ervin avait beau repasser le geste dans sa tête il ne comprenait pas comment tout cela était arriver.
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Kouraï O'Dowd
Message Lun 21 Jan - 12:17

A l'entente de son nom, Kouraï ne put s'empêcher de sourire. Il l'avait enfin reconnue, en fin de compte, il ne l'avait pas oublié comme elle le présumait. C'étaient de bien drôle retrouvailles, d'autant plus « drôles » lorsque Ervin posa un baiser sur le front de la Dragonnière qui ne sut quoi dire et faire. C'était … non seulement inattendu mais surtout même pas pensable. Si ce geste paternel ne l'avait pas laissé sans voix, elle aurait sans aucun doute poussé un cri de surprise et se serait peut être même agitée, redressée, gigotant dans tous les sens. Cependant sa jambe en piteux état ne lui permettait pas de montrer sa gêne tout comme la soudaineté de la situation lui avait bloqué un coin du cerveau.

* Mais … Mais qu'est ce qu'il fait ? *

Il lui avait même attrapé la main pour casser son salut martial, en seulement trois années, il y en avait des choses qui avaient changé... Et tout bonnement, c'était sans prendre de gant que l'ancien professeur commença à tutoyer le soldat, comme s'ils étaient de vieux camarades. Ce n'était vraiment pas le genre d'enseignement qu'il lui avait inculqué. S'était-il métamorphosé à ce point ? Qu'était devenu le si dur instructeur qui n'hésitait pas à coller une gifle lorsqu'il estimait qu'un élève avait poussé le bouchon un peu trop loin ?

Kouraï en était restait vraiment hébétée. Ses larmes avaient même cessés de couler d'un seul coup. Le baiser d'Ervin avait-il fait fermé les vannes ? Du moins, ça avait eu du bon d'un certain côté. Bien qu'il l'ait invité à parler, à meubler la conversation, elle n'arrivait pas à aligner deux mots. Le pire fut sans doute de le voir sourire. C'était tout simplement impossible. Ervin Mikelis ne souriait JAMAIS ! La pauvre Nordheimir se demanda même si des forces supérieures n'avaient pas pris possession du corps du professeur tellement le changement était radical et incompréhensible.


- Euh … Et bien …

Elle ne put finir son début de phrase car un incident se produisit non seulement sur son corps mais aussi à l'intérieur d'elle-même. La main d'Ervin avait dérapé sur son … son jardin secret à elle ! Que nul homme ni femme n'avait touché ! Même Neventer avec qui elle s'amusait à tester parfois n'était pas allé aussi près de son intimité. Si Kouraï avait pu éclater comme un volcan, c'est ce qu'elle aurait fait. Le rouge lui monta aux joues et cela était flagrant même sur sa peau basanée. De la fumée aurait pu sortir de ses oreilles tellement la chaleur de son corps avait monté de plusieurs crans. Pas de désir. Mais de gêne. Elle était plus que gênée mais n'osait pas bouger.

La Dragonnière était déjà plus que majeure mais elle était toujours vierge, n'ayant jamais connu d'homme avec qui l'envie lui était venue. Apparemment Ervin était aussi désolé qu'elle mais cela lui importait peu. Elle était presque traumatisé par ce malheureux geste qui lui coûta quelques perles de sueur sur le front.


- Vous … Je.... Ce n'est pas grave, j'imagine que ça arrive avec ce genre de blessure.

Surmontant son malaise, elle essaya de sourire sans trop grande réussite. Elle essuya son visage d'un revers de la main tout en soupirant. Elle ne comprenait pas encore tout ce qui lui arrivait mais c'était déjà trop pour la pauvre blessée qu'elle était. Même le Wyrm balafré avait disparut de ses pensées quelques instants.

Maladroitement elle passa la main dans ses cheveux pour se les remettre en place et évacuer un peu de la chaleur accumulée au niveau de sa tête. Car quoi qu'elle puisse en dire, la main d'un homme sur son corps de femme lui procura une sensation bien étrange qu'elle ne savait pas qualifier, d'autant plus qu'il était un peu contre nature pour elle d'éprouver cela pour un professeur...


- Continuez je vous prie, cette blessure n'est vraiment pas belle, plus vite elle sera bandée, plus vite je pourrais vous laisser vaquer à vos occupations Professeur Mikelis. J'imagine que vous alliez vous rendre en cours.

Une main près de son oreille, elle jouait avec une des mèches de ses cheveux en priant pour que ce moment de gêne disparaisse le plus rapidement possible de son esprit et de celui de son ex-instructeur. Kouraï essayait de penser à autre chose de plus futile pour dédramatiser la situation et la rendre « acceptable » mais son esprit vagabondait parfois vers des pensées moins chastes bien malgré elle, ses joues s'empourprant par moment sans qu'elle ne s'en rende vraiment compte. Être femme, ce n'était pas toujours évident...
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avatarInvité
Message Mar 29 Jan - 22:23

La gêne avait prit une place bien important dans le comportement d'Ervin. Il avait un peu de mal a ce concentrer. Pas qu'il avait une envie particulière envers Kouraï, mais le geste avait été tellement gênant. Il se sentait ridicule, non seulement de cette erreur, mais aussi a cause de la sensation que cela avait enchaîné. Une décharge électrique l'avait parcouru et semblait chatouiller aux niveaux des reins. Après tout il avait un côté homme chez cet homme qui jouait les indifférent avec tous. Jamais il aurait osé le faire volontairement et encore moins a une patiente. L'envie momentané qu'il avait eu suite a ce geste s'était vite évaporer. Une peur avait pris la place, la peur qu'elle remettre en question ses compétences. Pendant le peu de temps qu'il avait été son professeur, Ervin avait insisté sur le fait que les compétences étaient parfois plus important que les valeurs. Et en ce moment il avait l'impression de manquer des deux.

-Ce genre de chose ne devrait jamais arriver. J'en suis plus que désolé encore. Je vais continuer et doubler de prudence.

Pour détendre un peu l'atmosphère Ervin laissa échapper un petit rire nerveux. Il avait beau chasser l'idée de ses penser , il avait encore l'impression d'avoir la chaleur intime de Kouraï au bout des doigts. La sensation était des plus étrange. Ce n'était pas la première fois que le professeur touchait une femme dans une région intime dans le cadre de son métier, mais c'était bien une première de cette manière. Il secoua légèrement la tête , s'envoyant une négation a lui-même. Doucement et prudemment il reprit le bandage. La prudence cette fois 'n'étais pas que pour la douleur que cela pouvait causé, mais aussi pour faire gaffe à ses mains. Hors de question de répété l’infâme exploit.

- Comme vous êtes silencieuse, laissez-moi-vous parler un peu. Concentrez-vous sur ma voix cela va vous aider.

Le but était simple, le plus possible l’empêché de penser a ça blessure tout en chassant le silence gênant. Ervin était délicat, surtout pour ce genre d’intervention, une brûlure de cette ampleur n'avait rien de bon. Il ne se gêna pas non plus pour l'exposer le plus possible a son don pendant qu'il parlait. C'était un processus planifié pour rendre la chose moins dur.

-Vous savez, comme élève vous étiez très culotter. Je me souviens du premier jour ou je vous es croisez. Si cela peut vous rassurez vous n'est pas la seule qui a eu un tel traitement. Pas que je veux vous rappelez de mauvais souvenir, au contraire. On peut bien dire de cette rencontre qu'elle était frappante non? (Il laissa échapper un petit ricanement) Quoi qu'il en soit vous savez bien le pourquoi maintenant. Vous étiez si tenace, si rebelle. Je suis certain que vous l'êtes encore, une telle tête dure comme la mienne ne change pas alors j'imagine bien que vous êtes du même moule. (Il se laissa un peu emporter par la conversation devant plus énergique et enjouer dans ses dires) Imaginez si j'avais eu la possibilité de vous avoir dès la première année. L'enfer que vos années aurait été. Vous auriez possiblement été ma préféré. Maintenant, nous somme de classe égale à mon humble avis. Je n'es plus à vous faire la moral ou la leçon.

Visiblement il semble bien l'aimer, pas au point de la toucher comme il la fait accidentellement, plutôt comme une bonne amie que l'on a pas revue depuis un long moment. Peut-être que pour la blessé son médecin avait un nouveau comportement, mais en fait il avait toujours été un peu comme ça. Seulement jamais avec des élèves. Pas qu'il ne les aimait pas, bien au contraire. Seulement il fallait bien les protégés en les brassant tôt pour qu'ils puissent bien survivre a leur service militaire. À cette pensé Ervin sentit une tristesse monter en lui, vu l'état de Kouraï il avait un peu l'impression d'avoir échoué. Pour ne pas inquiéter sa patiente, Ervin lui sourit tout de même. Cela aurait été déplacé de lui faire part de ce sentiment si égoïste. Surtout dans les raisons de leur retrouvaille.

-Je vais vite te remettre sur pieds et tu vas pouvoir continuer à être détestable.

Il lui tira la langue en lui faisant un clin d'oeil Vraiment la scène semblait être tiré d'une comédie. Ervin le professeur stricte qui punissait l'ombre d'un élève pour ne pas être suffisamment droite était là a faire des trucs de gamin. En fait il en était même charmant, pas que c'était son but, seulement que le contraste de sa vrai nature à son rôle de tuteur était visiblement bien différent.

-Tu as sûrement des choses a me rencontrer, jamais je ne pourrais croire que tu en as jamais fais baver a un supérieur. Tu as sûrement quelque mauvais coup à ton actif. Nous en avons tous. Une fois, un capitaine me faisait la vie dur et je cherchais une bonne manière de me venger. Je peux te dire qu'une nuit de pluie rempli étrangement une paire de botte neuve de boue.

Alors qu'Ervin terminait le bandage de Kouraï il avait un large sourire quasi niais au visage. Il semblait fier du geste qu'il avait fait dans son jeune temps et trouvait bien cela amusant d'en parler. Enfin pour lui le moment gênant était déjà oublié.
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Kouraï O'Dowd
Message Ven 8 Fév - 3:05

Il fallait surmonter cela. Ce n’était qu’un incident. Ce n’était pas volontaire. Ca peut arriver à tout le monde de déraper… Kouraï pensait intensément pour oublier rapidement ce qui venait de se passer. Elle rationnalisait la mauvaise expérience du jour, cela devait être la fatigue ou la surprise de revoir une étudiante après plusieurs années, surtout en si piteux état. L’ancienne Ignis se persuadait mentalement que ce n’était rien de grave. Mais ce n’était rien de grave ! Elle secoua la tête pour se remettre les idées en place en même temps qu’elle écoutait Ervin lui parler. Elle ne s’était même pas rendu compte qu’elle était devenue muette comme une carpe depuis plusieurs minutes. Le professeur meubla donc la conversation pendant qu’il s’affairait à la confection du bandage.

Kouraï sentit une vague de chaleur l’envahir mais cette fois ce n’était pas la gêne qui la submergeait mais le don de son instructeur qu’il utilisait pour calmer ses douleurs à la jambe mais aussi apaiser son cœur de tout ce stress. Au fur et à mesure qu’il parlait, il se rappelait des souvenirs de leur temps commun à l’Académie, quand elle était une vraie tête brûlée qui lui menait la vie dure. Et contrairement à ce qu’elle pensait, Ervin semblait l’apprécier même à l’époque. Se dire qu’elle aurait pu être la préférée du Professeur de Don la fit sourire en même temps que cela lui semblait très étrange. Il était si redoutable comme adversaire, leurs joutes quotidiennes ne comptaient pas dans les meilleurs souvenirs de la jeune femme.

En se rappelant ses années d’études, Kouraï se dit que jamais elle n’avait pu avoir une conversation au calme avec Ervin. La rancœur était tuojours présente et jamais elle ne se calmait lorsqu’elle le voyait. Dés qu’il ouvrait la bouche, c’était comme une insulte qui arrivait aux oreilles de l’Ignis. Elle comprenait maintenant que ce n’était qu’un masque, un genre qu’il se donnait pour ne pas se faire écraser par les élèves.

Il lui tira la langue accompagné d’un clin d’œil après lui avoir dit une boutade. Décidément, elle ne s’y ferait pas facilement à cette nouvelle facette de Monsieur Mikelis. Kouraï lui sourit, son pire cauchemar n’était en fait pas si terrible. Elle se décontracta, laissant le médecin apporter les soins nécessaires à sa jambe. Ervin qui était devenu une vraie pipelette lui raconta une petite anecdote de sa vie de soldat, de son côté rebelle qu’elle ne lui connaissait pas. Elle laissa échapper un rire de bon cœur. C’était simplement trop drôle d’imaginer son si rigide professeur s’adonner à des enfantillages pareil et surtout de l’admettre.

Kouraï secoua la tête lentement en observant Ervin terminer son bandage, il avait un large sourire suffisant. C’était un chic type au final. La Comète de Feu se radoucirait désormais quand elle penserait au passé. Savoir que ce n’était qu’une mascarade la faisait relativiser.


- Vous être pas croyable Professeur, je n’aurais jamais cru ça de vous, d’ailleurs j’ai du mal à vous croire, vous êtes si … Sévère.

Il fallait que ça sorte, elle n’était pas du genre à garder ce qu’elle pensait des autres pour elle. Et puis il fallait avouer qu’entre lui et elle, ce n’avait jamais été l’amour fou. Le temps de poser les choses à plat était maintenant venu.

- Monsieur Mikelis. Il faut que je vous avoue un truc. Pendant toute ces années qu’est ce que je vous ai détesté… Vous m’avez collé une gifle la première fois que l’on s’est vu après tout. Et vous m’avez fait vivre un enfer pendant ma cinquième année. Vous étiez un vrai tyran !

Elle se redressa en grimaçant mais voulait au moins se mettre assise. Elle posa alors sa main sur l’épaule du Professeur, tout doucement pour ne pas le déranger dans son travail. Elle lui offrit un sourire sincère.

- Mais en fin de compte, vous êtes plutôt sympa. Pourquoi être aussi dur avec les élèves, vous auriez tant à y gagner si vous étiez plus souple.

La Nordheimir laissa même échapper un petit rire. Elle avait l’impression de revenir des années en arrière lorsqu’elle s’était emportée devant Ervin et qu’il lui avait collé une violente gifle. Elle espérait cette fois que ses mains resteraient sur le bandage et plus sur sa figure.

- Si on m’avait dit qu’il aurait fallut d’une brûlure au second degré pour faire tomber votre masque, j’aurais demandé à Amber de m’aider, la cinquième année aurait été un meilleur souvenir.

Le moment gênant bien derrière eux, l’élève et le maître se retrouvaient pour enterrer la hache de guerre. Après tout, ils étaient forcés d’une certaine manière car les ordres étaient les ordres, Ervin était le médecin officiel de la Comète de Feu, en convalescence dans son ancienne Académie. Peut être que ce retour aux sources allaient lui ouvrir les yeux sur ce qu’elle s’obstinait de croire durant ses jeunes années.
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