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Les absents ont toujours tort...

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Message Mar 1 Jan - 19:31

Ce weekend-là, Aldo avait eu droit à quelques jours de repos. Après l'avoir appris de la bouche de son lieutenant quelques jours plus tôt, le jeune homme s'était empressé d'envoyer quelques lettres à ses amis. Jillah pour commencer, histoire de lui donner des nouvelles depuis la dernière fois où ils s'étaient vus. Et puis Arthur McCallan, un ancien camarade de Lindorm également, et de qui il était témoin à son mariage. A l'arrivée d'Arthur à Lindorm, il n'avait pas fallu beaucoup à Aldo et lui pour devenir amis. Plus âgé que la plupart des élèves de sa promotion et déjà un pied dans la vie active, Arthur ne trainait pas spécialement avec les étudiants de sa classe, ni les élèves de première année en générale. Aldo avait fini par le repérer un jour et les deux jeunes gens avaient rapidement sympathisé. Le Ventus avait avoué alors ses désirs de voyages et d'aventures, tandis que le Fulgere lui avait parlé de son travail à la forge et de sa famille à Narthan. Aldo ne mit pas longtemps à remarquer la complicité plus qu'évidente entre Arthur et Jordanne, censés être frères et soeurs. Il comprit finalement ce qui se passait entre ses deux là, sans jamais en parler à Arthur cependant, attendant que ce soit lui qui fasse le premier pas. Et il le fit, mal-à-l'aise. Aldo ne se permit pas de les juger ni de les critiquer, et la pilule fut un peu moins difficile à avaler quand Arthur avoua ne pas être du même sang que Jordanne.

Se remémorant ce qu'il avait pensé sur le moment, Aldo se mit à sourire.


-Pourquoi tu souris bêtement comme ça, Aldo ?
Demanda Azula, le regard fixé sur son allié. Par respect pour lui, et pour économiser au maximum leurs forces, ils avaient convenus de ne pas communiquer par télépathie quand ils étaient en repos. Ainsi, le jeune homme parvenait à garder un semblant d'intimité, et il n'était plus assailli par les élans de solitude de sa dragonne.

-Je repensais à Arthur McCallan, la première fois qu'il m'a annoncé qu'il aimait sa soeur... enfin, qui n'est pas sa soeur finalement... enfin tu sais.

-Oui. Tu ne lui as pas donné de nouvelles...

-Depuis le mariage, je sais. c'est pour ça que j'ai pensé lui écrire aujourd'hui. J'espère pouvoir le revoir ce weekend.


Azula se retourna et s'enroula du côté opposé. Aldo savait qu'elle souhaitait désormais dormir et qu'elle ne le dérangerait plus jusqu'à son réveil. Le jeune homme trempa sa plume dans son encrier et coucha quelques mots sur le parchemin.

En posant le pied sur les pavés des rues de Laragon ce jour-là, laissant sa dragonne retrouver les refuges de Lindorm, là où elle avait l'habitude de se nicher quand son allié était en cours, Aldo s'avança en direction du bar où Arthur et lui avaient convenu d'une rencontre. Parfois on le reconnaissait et on le saluait. Quelques regards s'arrêtaient sur ses pieds. Pour ceux qui connaissaient sa réputation mais qui ne l'avaient jamais vu en personne, cela faisait toujours un choc. En effet, Aldo était majestueusement habillé de blanc et de bleu comme toujours, ses cheveux étaient devenus plus longs et son regard était toujours aussi pénétrant... mais il était pieds nus ! Une sorte de cale s'était formée sous la plante de ses pieds, si bien qu'il ne craignait ni les aspérités, ni le froid sur sa peau à nue.

Rejetant les pans de sa veste dans son dos, il salua ceux qui lui souriaient, et arriva bientôt à destination. Ici il ne craignait pas d'être harcelé comme certains villages où les dragonniers débarquaient pendant leur pause. Ici à Laragon, on avait l'habitude des dragonniers. Aldo était soulagé. Il poussa la porte du Dionysos et alla s'asseoir à une table en attendant l'arrivée d'Arthur. Il commanda une boisson chaude et observa la salle un moment. Il se sentait légèrement oppressé dans les lieux confinés comme celui-ci, il avait parfois du mal à respirer, et les odeur du tabac, de l'alcool et de la nourriture mêlées étaient très désagréables, lui qui était accoutumé aux espaces dégagés. Il remercia la serveuse d'un signe de tête quand elle lui apporta son thé qu'il sirota tranquillement en attendant.
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Arthur Apostam
Message Mar 1 Jan - 19:48

Nous étions Samedi…et la fraicheur de Décembre faisait que je portais un manteau par-dessus ma chemise blanche. Je marchais dans les rues de Laragon, en direction d’un endroit bien précis. Pour l’occasion, le soleil était présent. Timide, et peu chaleureux, mais bien là.
J’avais quitté l’académie en spécifiant à Jordanne que j’allais voir un vieil ami à Laragon, et que j’ignorais quand je rentrerais…Ayant avertit Tanaris de mon excursion, et qu’il devrait donc ne pas chahuter ou piller la réserve comme il en avait prit l’habitude à l’époque de ses escapades avec Briquet, le dragon de feu Aloysius, j’étais relativement serein. L’idée de retrouver Aldo, c’était quelque chose qui me soulageait quelque peu.

Sur le chemin, je ne pus m’empêcher de me souvenir que, au début, je n’avais pas osé me lier réellement avec Aldo, malgré que nous partagions le même dortoir. En fait, je restais relativement solitaire…ceux de mon année, à l’exception de jeunes femmes telle que Svenja ou Nailah, était bien plus jeune que moi. De plus, je ne sortais pas m’amuser comme eux le weekend, préférant de loin me perfectionner auprès de Milos.
Je n’avais pas put quitter la vie active d’un simple claquement de doigt, et aujourd’hui encore j’ignore ce que je verrais désormais dans les 2 années fatidiques qui mènerait à rejoindre le front.

Tous le long, je repensais à comment le Ventus avait fini par m’approcher. C’était un ami proche d’Hattusha, et ceci me mit d’avantages en confiance. Je crois savoir qu’il est le seul à qui j’avais osé confier le fait que j’aimais celle qui, durant plus de vingt années, avait été ma « sœur ».
Lorsqu’il accepta d’être mon témoin à mon mariage, j’en étais heureux. J’appréciais son naturel calme en fait…Peut-être est-ce dû au fait que Dragons d’Air et de Foudre possèdent des liens ? Ceci peut-il se ressentir chez les dragonniers ? Je me demande…

Le bar Dyonisos était en vu. Y pénétrant, je me délestais de mon épais manteau noir. Un seul regard vint à me suffire pour repérer le visage d’Aldo dans la foule. Souriant, franchement, et rajustant une longue mèche de cheveux rougeoyant derrière mon oreille, je m’approchais alors de lui.
J’en profitais pour demander un café à une serveuse, puis, arrivé prés de lui, je parlais alors :


« Cela fait plaisir de te revoir, mon ami. »

Mon expression était sereine, cette journée ne me semblait en rien négative pour le moment. M’installant en face de lui, l’air légèrement plus grave, j’ajoutais…

« Mes condoléances…pour tes parents. Je n’ai pas souvenir d’avoir eu la décence de te le dire, pardonne-moi. »

La serveuse arriva, déposant mon café devant moi. Je la remerciais, alors qu’elle nous laissait. Buvant une gorgée, je demandais alors :

« Comment te portes-tu, Aldo ? »
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Message Mar 1 Jan - 20:30

La porte s'ouvrit laissant entrer le froid du dehors. Aldo ne craignait plus le froid depuis bien longtemps, à force de voler sur le dos de sa dragonne et de marcher pieds nus. Etant originaire de la nation des courants d'air, la chaleur ne faisait pas spécialement partie de sa vie, quoi que les étés étaient assez chauds en Aeria. Mais pas autant que Narthan. En parlant de Narthan, Arthur fit son entrée dans le bar, ôtant son manteau noir et le tenant à la main. Aldo se leva pour l'accueillir alors que le jeune homme s'avançait vers lui. Lui aussi avait les cheveux plus longs qu'avant et toujours aussi rouge. Aldo remarqua une cicatrice en forme de croix sur la joue d'Arthur et se demanda d'où elle pouvait lui venir. Lui-même avait toujours réussi à éviter les coups dirigés vers son visage. Non pas par narcissisme, mais par réflexe. Son aptitude lui permettait d'être assez rapide pour éviter les coups rapprochés. Cependant, il ne devait cela qu'à la chance en réalité, car les wyrms étaient plus nombreux qu'on le pensaient, et bien plus forts.

Aldo sourit légèrement, par politesse, à son ami qui s'installait en face de lui et le saluait après avoir commandé un café. L'aérien se rassit, et l'observa durant un moment sans rien dire, remarquant le changement dans son attitude et entendant sa voix. Au cours des dernières années, il avait souvent entendu ces phrases concernant la mort de ses parents, ces mots qu'on adresse aux proches des défunts pour compatir à leur douleur. Ce qu'Arthur ignorait, c'est qu'en réalité Aldo ne souffrait pas vraiment de la mort de ses parents. Mais qu'il avait souffert toute sa vie de leur absence, suite à la mort de son frère ainé. Un frère dont plus personne ne se souvenait, alors qu'il avait été le premier de la famille à périr dans un conflit contre des wyrms, il y a près de dix ans de cela. Aldo n'en parlait jamais, et il avait oublié pourquoi. Mais il faisait semblant, sauvant les apparences, parce que son rang l'exigeait, parce qu'il était de la prestigieuse famille Ortega, le frère de l'actuel gouverneur. Et que, comme tout le reste, il n'avait pas le choix.


-Merci Arthur. Mais c'est à moi de te présenter mes excuses et mes condoléances pour tes parents. Pour ma part, je vais avoir du mal à te répondre sans te démoraliser, alors parle-moi plutôt de toi. Et comment va Jordanne ? Les cours se passent bien à Lindorm ?
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Arthur Apostam
Message Mar 1 Jan - 21:43

Il m’était agréable de constater qu’à part pour sa chevelure, Aldo n’avait que peu changé. Je remarquais, un fugace instant, l’absence de chausses à ses pieds. Bah, j’ai bien connu Hattusha qui ne mettais pas souvent de chausses elle aussi…et puis, tous le monde à ses particularités : non ?
Il vint à me dire ce que de nombreuses personnes avaient fini par dire cette-dernière année. Je ne risque pas d’oublier cette bataille de Juillet 1565 de si tôt en fait. Le souvenir est encore bien présent, ayant assisté de visu à la scène. C’est la voix rauque, et mon sourir assez pauvre que je répondis alors :


« Merci Aldo…merci. »

Je profitais de la présence de mon café pour reprendre contenance, en buvant une gorgée. J’avais beau ne pas être du même sang qu’Aaron et Morgane McCallan, ils m’ont élevé et considérer comme leurs fils…Et cela, même après que je leur ai annoncé mon amour et ma passion dévorante pour Jordanne. Je leur dois beaucoup. Mon savoir faire, ma personnalité, mon équilibre aussi…la vie.

Je l’avais questionné, et il avait détourné de sa personne le passé et les nouvelles. Rien qu’à cette attitude et à ses mots, je pouvais comprendre qu’il n’allait pas bien. J’ai entendu parler de la mort de Candel, qui semblait être proche de lui contre toutes attentes. Et puis, la situation d’Hattu restait aussi tendue et particulière.


« Les cours se passent bien, malgré que le Directeur semble en déperdition jours après jours. La guerre n’épargne personne… »

Je marquais une pause, avant de reprendre sur un sujet plus sensible, délicat.

« Jordanne se remet je dirais…J’avoue que j’appréhende son départ pour les Comètes à la fin de l’année. Et puis, même si elle ne me le montre pas, je pense qu’elle a du mal à se remettre de la perte de nos parents. »

Mon visage, bien qu’ayant toujours ce petit sourire, était marqué par une forme de tristesse et de mélancolie. Regardant Aldo dans les yeux, j’eus un sourire un peu plus doux alors que j’ajoutais, avec un rire maladroit :

« Finalement, je n’ai pas tant de bonnes nouvelles que ça, désolé. »

Je rebut une gorgée, mais avant qu’un silence gênant ne puisse durer, je repris :

« Tu sais, je t’ai toujours été reconnaissant d’avoir accepté d’être notre témoin, à Jordanne et moi. On ne peut pas dire que j’ai réellement sympathisé avec de nombreuses personnes de mon année, à cette époque. J’étais, de plus, un McCallan chez les fulgere… »

Mon ton se rapprocher de la mélancolie. Une époque pas si lointaine, mais dont la sérénité et la paix nous permettait de garder un semblant d’état d’esprit je pense. Buvant une nouvelle gorgée, j’ajoutais :

« Mon frère aîné était présent à la batille où mes parents sont morts…de même que Jordanne et moi. C’est lui qui a tué ses hommes, les Wyrms, qui ont tué nos parents. Dit-moi, Aldo, pourquoi a-t-il fait cela alors même qu’il nous a trahit ? »

Je ne comprenais pas le comportement de Douglas…pas complètement. Pourquoi nous avoir aidé alors qu’il nous avait trahit ? Que voulait-il ? Que cherchait-il au final ? Me rendant compte de ce que je venais de dire, je me bloquais avant de rapidement ajoutais à mon ami, un sourire désolé aux lèvres.

« Désolé, je t’embête avec des choses peu joyeuses…Tu dois vouloir penser à d’autres choses, non ? Des amours en vu pour Mister Ortega ? »
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Message Mar 1 Jan - 22:49

La souffrance dans le regard, Aldo la reconnu aussitôt. Tellement accoutumée après une attaque sur un village ou un groupe de voyageurs, une fois les wyrms vaincus ou mis en déroute la plupart du temps, la souffrance et la tristesse dans le regard des survivants. Même aujourd'hui, face à un ami, en un lieu encore préservé de la guerre, il la voyait. C'était comme si elle ne voulait plus le quitter et s'insinuer en lui, dans chaque parcelle de son être. Étrangement, cependant, toute cette souffrance ne semblait plus l'atteindre et il restait froid dans son coeur. Extérieurement, il montrait des sourires et une attitudes compatissantes, mais au plus profond de lui, il n'en était rien. Il n'avait pas versé une larme à la mort de ses parents. Il n'avait montré qu'une attitude distante et froide sur le champ de bataille, même lorsque plusieurs de ses collègues étaient tombés au combat. Poutant, il continuait de jouer le jeu, se faisant passer pour l'Aldo que tous avaient connu il y a trois ans... du moins, tentait-il de jouer le jeu. Car il savait pertinemment que certaines personnes ne seraient pas dupes longtemps. Il était un homme trop transparent, trop prévisible. Il avait toujours eu du mal à cacher ses sentiments... pourquoi en serait-il autrement tout à coup ?

Aldo écoutait Arthur lui raconter les nouvelles de sa vie ces dernières années. Sans surprise Fletcher tombait de plus en plus dans la dépression. Il ne l'avait même pas vu lors de sa dernière visite à Lindorm pour lui apporter une lettre. La porte de son bureau était restée hermétiquement close. Alors, Aldo avait déposé l'enveloppe cachetée dans sa boîte à lettres et était reparti.

Il hocha la tête tout en portant sa tasse à ses lèvres. Certes, la guerre n'épargnait personne. C'était une vérité on ne peut plus juste. Tout le monde perdait quelque chose, à un moment ou un autre. Il releva la tête vers Arthur quand il parla de Jordanne. Aldo savait qu'il faudrait du temps à la jeune femme pour accepter la mort de ses parents. Les gens du peuple étaient en général beaucoup plus des exemples de famille que les familles de gouverneurs eux-mêmes... ou bien était-ce un défaut chez les Ortega ne pas savoir montrer son amour pour les autres ?

Et puis finalement la conversation dérapa encore vers la guerre, les conflits... le boulot. Aldo soupira en entendant les paroles d'Arthur. On n'était même plus capable d'avoir un sujet de conversation agréable de nos jours. Il fallait toujorus en revenir à ce qui nous préoccupe à chaque instant et qui nous menace : la guerre. Évidemment.


-Ne t'excuse pas, Arthur. Je ne renie pas qui je suis, ni ce que je fais au quotidien. Quand tout cela sera terminé, je veux dire, quand la guerre sera terminé, si elle se termine un jour, nous pourrons sans doute reprendre le cours de nos vies. Peut-être. Mais pour le moment, je conçois qu'on ai du mal à penser à autre chose.

Il but une nouvelle fois à sa tasse de thé et apprécia le breuvage chaud qu'il sentait se répandre dans tout son être et le détendre, petit à petit.

-Je n'ai pas les réponses à tes questions malheureusement. Les wyrms sont bien plus compliqués que ce qu'on pensait jusqu'à alors. Certains sont beaucoup plus violents et détraqués alors que d'autres attendraient que tu ai ramassé ton arme avant de t'affronter. Et encore, ils s'assureraient que tu sois en état de te battre. Dans le cas contraire, ils attendraient que tu te rétablissent, ou ils partiraient tout simplement. Parce qu'au final, nous ne sommes pas leur cible à la base.

Il stoppa net son discours, comme s'il craignait d'en dire trop. Et c'était le cas bien sûr. Il était repartit à parler stratégie et conditions de victoire alors qu'Arthur n'était même pas un dragonnier diplômé. S'il lui en révélait trop, il le mettrait en danger alors que ce n'était nullement son but. Il décida de dévier la conversation sur autre chose, se remémorant les derniers mots de son ami.

-Ha ! Mister Ortega ! C'est un peu compliqué. On ne séduit pas sur un champ de bataille comme dans les couloir d'une académie, toute militaire soit-elle ! Mais... il y a bien... enfin, je ne sais pas trop. c'est compliqué. Tu te rappelles Ulum Train ? Elle est dans mon escadron depuis un an. Nous... c'est... enfin, je ne sais pas trop encore comment qualifier ma relation avec elle et puis il y a aussi... Jillah...
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Arthur Apostam
Message Jeu 3 Jan - 14:05

Je me sentais quelque peu coupable d’avoir abordé des sujets aussi délicat, alors même que la Mort et la Souffrance devaient être son quotidien. Mais, je n’avais personne d’autre avec qui parler de ce genre de choses…Le concierge, Aloysius, a trépassé d’un cœur faible et âgé. Le directeur est sous alcool. Je n’ai pas réellement eu d’autres contacts avec le corps professoral en dehors de mes cours…quant aux autres étudiants, depuis que j’ai ma propre chambre, je les côtoie surtout en cours. Je me souviens de l’époque où je partageais ma chambre avec Aldo et Damon…
Au final, les deux ne sont plus entre ces murs…et je ne suis pas un exemple d’insertion social mine de rien. Je garde enfouie des secrets, des secrets qui me rongent de jours en jours…les lâcher à des « inconnus » ou des personnes que je connaitrais à peine : j’en serai capable par erreur. Et je me refuse à ce genre de laisser-aller.

Je bu une autre gorgée, hochant positivement la tête en réponse aux explications de mon ami. Je comprenais parfaitement les implications de ses propos.
Lorsqu’il me parla du comportement des Wyrms, je repensais à Lui. C’est vrai qu’il serait du genre à attendre que la personne soit en état pour la combattre…il y en aurait d’autre comme Lui ? Pourquoi cette guerre ?
Quand j’y pense, dans nos rangs la réciproque doit être la même. Je ne pense pas que tous les soldats de nos rangs soient des saints incapables d’attaquer une personne affaiblie ou désarmée : par principe. Alors, au final, comment cesser cette guerre inutile et meurtrière ? Les lois de Limlug ne devaient-elles pas, à l’origine, empêcher tout ceci ? N’étaient-elles pas établies en vu de la paix ?

« Nous ne sommes pas leur cible »…ces mots d’Aldo me firent froncer les sourcils lors d’un fugace instant. Je ne relevais pas, ayant préférer détourner notre conversation sur quelque chose de plus léger.
L’hésitation qui vint à morceler les propos de ce cher dragonnier me tirèrent un léger sourire doux et amusé : j’avoue. Les yeux pétillant de malice, j’écoutais avec attention les dires de l’homme tiraillé.


« Je me rappelle d’Ulum, oui. » répondis-je à sa question…alors qu’il continuait dans ses explications.

Oh ? Monsieur aurait donc une relation ambigüe avec Ulum…et quelques petits sentiments pour la précieuse amie de Jordanne et Nailah ? Buvant une gorgée de mon café, le terminant en réalité, je le regardais avec un faux air mécontent :


« Courir après deux gloires distinctes n’est pas réellement chose correcte…A moins d’être un Roroa. »

Il est quand même connu que les Roroa sont au moins bigame, avant d’être polygame : non ? En tout cas, quand même soulagé de voir qu’il est tiraillé en amour malgré le tragique auquel il fait fasse, j’ajoute :

« Ce que tu ressens pour l’une…diffère-t-il pour l’autre ? J’avoue ne pas être le grand expert en amour…vu comment le mien a faillit virer à la calamité morale. Mais…passer du temps avec l’une et l’autre ne te permettrait pas d’éclaircir ce que tu es encore incapable de nommer ? »

Je doute être le bon conseillé, mais là…le voir chercher ses mots sans trouver me fait dire qu’il est peut-être pire que moi en fait. Le bel Aldo Ortega…aux prises avec les affres et méandres de l’amour. Si ses groupies entendaient ça.

« Enfin, pour quelqu’un qui n’a pas le temps de charmer…tu t’en sors bien, non ? » rajoutais-je, taquin.
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Message Dim 13 Jan - 12:05

Voilà qui était pour le distraire de son quotidien... ou presque. Il est vrai que du temps où il était à Lindorm, Aldo faisait chavirer le coeur des demoiselles en un clin d'oeil, ce qui lui avait valu quelque animosité de la part de certains gars, mais dans l'ensemble, il n'avait jamais eu de problème. A l'époque, il ne faisait que passer du temps en compagnie des demoiselles, sans réellement aller plus loin, sauf quelques fois, où ils parvenaient à se retrouver seuls, ce qui était somme toute assez rare à l'académie. Mais parmi toutes ses conquêtes, il n 'en avait aimé aucune, d'un amour sincère et fort. Il aimait certes la compagnie des femmes, mais son coeur ne s'était jamais attaché à personne... sauf à la seule femme qu'il ne pouvait avoir, Hattusha. Il lui avait avoué ses sentiments, ses sentiments réels, après un combat contre Candel. Elle lui avait répondu qu'elle ne l'aimait pas de cette façon, qu'ils étaient amis, et que c'était le plus important. Elle avait sans doute raison, mais on ne commande pas à ses sentiments, n'est-ce pas ? D'autres avaient-ils étaient au courant de ce que ressentait réellement Aldo pour la Roroa ? Peut-être. Il n'en avait jamais parlé cependant. Et puis à la sortie de l'académie, avec les combats et les années passées, Aldo avait relégué ses sentiments pour Hattusha au plus profond de son coeur. Et puis il avait revu Ulum après cela. Le fait de l'avoir su en danger, de l'avoir vu frôler la mort de trop près, et de lui avoir sauvé la vie, avait réveillé quelque chose en lui. Il connaissait les sentiments de la jeune femme à son égard, ou du moins sa fascination. Et ils s'étaient rapprochés depuis lors, travaillant ensemble au quotidien. Mais Aldo n'avait jamais pu se résoudre à avouer à Ulum ce qu'il ressentait...

Si bien que lorsqu'il avait revu Jillah, qu'il l'avait vu en tant que femme et non plus en tant que simple camarade de Lindorm, la situation était devenue encore plus difficile...


-Je ne veux pas jouer sur deux tableaux non plus... Je suis tous les jours en présence d'Ulum, nous sommes dans le même escadron. Elle a toujours eu une espèce de fascination pour moi, mais je mettais ça sur le compte su fait que j'étais plus âgé qu'elle, que je pouvais lui apprendre des choses à l'époque... et puis, je lui ai sauvé la vie l'année dernière. Ça nous a rapproché, c'est indéniable.

Il but quelques gorgées de sa boisson, et reposa sa tasse sur la table, la fixant quelques instants, comme plongé dans ses souvenirs. Il releva la tête cependant et reprit.

-Quand j'ai revu Jillah à Lindorm... Tu comprends, elle avait 16 ans quand je suis parti. Je ne la voyais pas autrement que comme une adolescente à l'époque. Une gamine qui avait plein de choses à apprendre. Elle était plus jeune que ma soeur... je ne pouvais pas... je n'y pensais même pas...

Il plongea un instant son regard dans celui d'Arthur. Il n'était aucunement en train de le juger pour l'amour qu'il ressentait pour Jordanne, pour sa soeur. Mais il devait bien avoué que cette relation l'avait mis mal à l'aise pendant un temps. Aujourd'hui qu'il connaissait la vérité, il comprenait et l'acceptait mieux. Mais dans sa tête, les McCallan restaient toujours frère et soeur, puisqu'ils avaient grandis ensemble depuis leur naissance.

-... enfin bref, aujourd'hui, je vois Jillah comme une femme, et je me rends compte que... peut-être... enfin, quand elle s'est jeté dans mes bras, c'est comme si, je ne l'avais jamais quitté toutes ces années.

Il reprit de nouveau son verre, observant sa salle, puis Arthur. Passait-il pour un goujat auprès des autres ? Devait-il vraiment faire un choix entre les deux jeunes femmes... ou n'en choisir aucune ?

-J'ai prévu de passer voir Jillah de temps en temps à Laragon. J'espère que ça me permettra d'y voir plus clair.

Mais parler de ses sentiments fit remonter en lui le souvenir d'une autre femme, qui accaparait malgré tout ses pensées... Inévitablement, en pensant à Hattusha, il pensa à Candel qui était mort. Alors, il préféra dévier encore une fois la conversation.

-Et toi, avec Jordanne ? Je veux dire, tout va bien ? Et vous pensez... enfin, je veux dire... fonder une famille ?
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Arthur Apostam
Message Mer 16 Jan - 20:14

Je faisais signe au serveur de m’apporter un second café…j’avoue que j’ai tendance à fonctionner à la caféine. J’observais, et j’écoutais, avec attention…ce qui était les déboires sentimentales de mon ami. Décidément, trouver et définir l’amour est compliqué pour toute personne, et cela, même quant des questions « d’éthique » et de « moral » ne s’ajoute pas à la liste.
Ne pas jouer sur deux tableaux ? Hum…Normal et parfaitement logique. Mais, je ne put m’empêcher d’ajouter, alors qu’on venait de m’apporter mon deuxième café de la journée :


« Tu sais, pas besoin de jouer sur deux tableaux. Je veux dire, t’es-tu déclaré à l’une ou l’autre ? Je ne crois pas à tes dires…et tant que tu n’as rien défini, tu te cherches encore je pense. N’est-ce pas le propre de l’homme d’être perdu dans ses sentiments ? »

Je bu une gorgée de mon café, j’écoutais la suite sur le cas de Jillah. Je savais qu’Aldo tenait à sa petite sœur, et que lui avait bien plus de moral que moi. Car pour beaucoup, même si la vérité a été révélée à mon sujet…je reste le « frère » de ma femme, et les regards en biais continuent d’exister. Juste, aucuns mots n’est prononcé. Je ne peux leur en vouloir de me juger…car, pour tous, je suis le seul fautif. J’ai « pervertit » celle avec qui j’ai grandit et qui aurait dû rester ma sœur.

« Comme tu dis, vous ne vous êtes pas vu depuis longtemps. Elle a changé, tu as changé, autant vous redécouvrir. Je pense que lui rendre visiter lors de tes passages sera au mieux…tu pourras te faire ton idée. Juste, fais attention à toi. Je pense que ces deux-là sont pleines de surprises et relativement caractérielles quant elles le veulent. »

Je venais de repenser au comportement de Jillah envers Tanaris, suite à une altercation qu’ils avaient eu à cause de Briquet, le « charmant » ami d’Aloysius. Cette bestiole « hante » désormais l’académie, probablement ne peut-il se défaire des lieux malgré la mort d’Aloysius…je le comprends quelque peu, cet homme était intéressant.
Alors que je buvais une gorgée de mon café, une question surprenante eut lieu. Sous le choc, je me suis étouffé avec mon café et j’ai sans subtilité aucunes cracher ma boisson en face de moi : sur Aldo. M’étouffant, toussotant, et me frappant le torse…j’avais la larme à l’œil à cause de la douleur du café brûlant dans le mauvais passage. Bref, je venais d’attirer tous les regards, ce qui accentua le rouge que j’avais aux joues.


« Dé…Désolé Aldo. Euh… »

Bon sang, je viens de lui cracher mon café au visage !!! J’aurais aimé me faire minuscule, et mon regard fuyant le laisse comprendre. Bientôt, j’aurais la couleur de peau de mes cheveux merde !
Reprenant un peu contenance, faisant tourner ma tasse à moitié vide désormais devant moi, et après avoir fourni une serviette de table à mon ami, je lui répondit toujours aussi gêné :


« Je…ne sais pas. C’est délicat pour le moment. L’année prochaine, Jordanne sera sur le front, et moi, l’année suivante. Et puis, la mort de nos parents est encore récente aussi…Et je n’ai pas encore éclaircit ce que je vais faire, concernant mes origines. Bref, pas que je n’aurais pas envie de fonder une famille mais, ce serait irresponsable dans la situation actuelle. »

J’avais le regard assez triste quand même sur la fin. J’ai peur pour Jordanne l’année prochaine…et aussi, je mentirais en disant que je n’éprouve pas d’envi de paternité. Mais ce genre de décision se prend à deux, nullement seul. Tant que Jordanne ne m’en parlera pas, je n’évoquerai pas le sujet avec elle…car elle est la Femme que j’aime, et sa décision fera foi sur le sujet.
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Message Sam 19 Jan - 10:23

Aldo écouta les conseils et avis de son ami, sans relever cependant. Que pouvait-il ajouter à cela ? C'était une situation compliquée et seul le temps aiderait. Cependant, Arthur n'avait pas tort. Jillah et Ulum était toutes deux des femmes de caractère, qui savaient ce qu'elles voulaient. Mieux valait ne pas jouer au con avec aucune des deux. Voilà pourquoi pour le moment, Aldo ne s'était décidé pour aucune... et aussi parce qu'il était incapable de faire un choix.

Il se repositionna mieux sur sa chaise, alors qu'Arthur buvait tranquillement son café. Lui-même sirotait son thé. Alors qu'il reposait sa tasse et posait une question un peu délicate à Arthur, il ne pensait pas du tout provoquer ce genre de réaction. La prochaine fois, s'abstenir. Ou prendre des pincettes. Ou attendre que la personne ne soit pas en train de boire. Arthur fut tellement surpris par la question qu'il s'en étouffa et qu'il cracha son café à la figure d'Aldo qui se trouvait, malheureusement juste en face. Il cligna plusieurs fois des paupières, incrédule, se demandant si ce qui venait d'arriver, était bien arrivé... Arthur se confondit en excuse en lui tendant une serviette pour qu'il s’essuie. D'un geste machinal, droit comme un i sur sa chaise, Aldo attrapa la serviette d'un geste vif et se tamponna le visage. Une seule serviette ne fut pas suffisante. Il en prit d'autres sur la table d'à côté, sas même s'excuser auprès des clients assis et essuya sa veste qui était désormais mouchetée de gouttes de café.

-Désolé, je n'aurai pas dû poser la question. C'était idiot de ma part. Marmonna-t-il entre ses dents. Il reposa le petit tas de serviettes sur la table et reprit sa tasse de thé, observant Arthur qui avait rougi sous la honte. Aldo sourit... Puis fini par éclater de rire.

-Ça va, ne t'en fais pas. Ça va sécher et puis j'ai des vestes de rechanges au camp. Sinon, tu ne comptes pas reprendre la forge ? Je veux dire, ça a toujorus été ce que tu voulais faire. As-tu changé de plan finalement ?
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Arthur Apostam
Message Sam 26 Jan - 12:54

Le rire d’Aldo retentit alors que si j’avais put me terrer dans un terrier de lapin : je l’aurais fait. Mieux : dans un trou de souris. En plus, comme ça, j’aurais été de la race qui terrorise mon idiot et crédule et niais de Tanaris. Aussi rouge que ma chevelure, j’étais horriblement gêné d’avoir mit mon ami dans une telle situation de…honte. Mais, rapidement, son rire fut communicatif et même si je ne perdis nullement la couleur rosé de la gêne, je me surpris à rire de paire avec lui.
Lorsque nous fûmes tous les deux calmé, il me rassura pour ses chemises. Je ne pus d’ailleurs que baragouiner :


« Tu me rassures…Je me serais senti coupable si Ulum ou Jillah te voyaient ainsi. »

Ben quoi ? Je dis vrai ! Aldo est le genre d’homme toujours bien sur lui…Alors, une tenue blanche mouchetée de tâches marrons dû au café…je me serais senti coupable s’il avait dû faire « parade nuptiale » fasse à ces deux dames dans cet état !
Enfin, il vint à poursuivre sur la forge. J’avoue que mon regard pétillant se fana l’espace d’un instant. Je fermais les yeux, tournant ma tasse devant moi en la regardant avec un sérieux assez sombre.


« Je…Je ne sais plus en fait. Honnêtement, je n’ai pas encore retrouvé la force et le courage de forger. Je vais toujours rendre visite à Sir Milos, mais plus pour l’aider dans la vente et le rangement…Je n’arrive pas encore à me tenir dans la forge familiale sans être rattrapé par les souvenirs. Aaron m’a tout apprit sur le métier… »

Aaron…qui fut mon père à n’en pas douter. Chaque outil que je vois, cela me rappelle les leçons interminables et les heures passées en sa compagnie, devant le feu de forge. Le bruit du marteau sur le métal chaud encore posé sur l’enclume me donne des souvenirs : impérissable. Et je n’arrive alors pas à me concentrer sur mon travail, seulement à laisser les larmes couler et la rage de les avoir perdu m’emprisonnait.
Souriant à nouveau à Aldo, j’ajoutais néanmoins :


« Néanmoins, je pense que cela me reviendra quand j’aurais fait mon deuil…Pour le moment, je veux surtout aider, ne fut-ce que pour éviter au Narthan de s’entre-déchirer. J’ignore encore quoi faire et comment…mais je suis sûr d’une chose. Un jour, je reprendrais la forge de Dali. Et puis, j’avais promis à Aloysius de trouver comment forger des armures et boucliers à base de la mue de certains dragons. Je dois au moins mener ça à bien, non ? »

En mémoire de ceux qui nous ont quittés…et pour la protection de ceux qui continueront de se battre, alors même que je me serais retiré du combat.
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Les absents ont toujours tort...

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