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La pire rencontre possible...

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Message Lun 15 Oct - 23:28

Bon, on avait beau dire, il n'était que concierge d'une académie militaire mais il pouvait des fois s'intéresser aux moyens de gagner cette guerre à laquelle il ne s'intéressait guère. Enfin, cela tenait surtout au fait que son idée l'aidait plutôt pour son travail. Il l'avait eu il y avait un très long nombre d'année mais l'avait oublié ensuite. Ce n'était que d'avoir appris qu'il y avait un forgeron parmi les élèves qu'il y avait repensé. Il se leva de sa chaise et regarda par la fenêtre en direction des refuges.

Il vit le Arthur McCallan en question se diriger vers les refuges. Il devait aller vers le nichoir causer un peu avec son dragon. Il allait le déranger. Tant pis. Il avait besoin de lui parler et en même temps peut-être que ça l'aiderait. Il le trouvait un peu étrange dans son attitude, comme s'il se réveillait d'un long rêve. Peut-être que d'aller lui demander quelque chose, de le rendre à son ancien rôle de forgeron l'aiderait à lui faire reprendre pied dans la réalité. Oui, il faudrait aller le voir maintenant.

"Tu as l'air soucieux, Aloy."
"Pas vraiment."
"Mais si, tu as l'air soucieux que je puisse avoir envie de ces languettes de viandes séchées que tu gardes dans ton tiroir."

Aloysius eut un rire en secouant la tête de gauche à droite. Il se dirigea vers son bureau, prit la friandise et la lança. Briquet sauta et battit des ailes pour le rattraper en plein vol. Il le mâchonnait encore alors qu'il se posait sur l'épaule de son maître. Ce dernier sortait de son bureau à grand pas et se dirigea vers le nichoir, haute construction de bois où les plus larges dragons pouvaient se poser sur les perchoirs et s'étirer les ailes sans être gênés. Il y avait régulièrement des plate formes où les humains pouvaient s'installer pour discuter avec leur allié et des échelles pour que les humains puissent y aller.

Le vieux concierge vit le dragon de foudre de McCallan plusieurs dizaines de mètres plus haut. Il posa les mains sur les premiers échelons. A la moitié de la distance, il se sentait en pleine forme. Ah ! Il pouvait en remontrer à ces petits jeunes, c'est qu'il était pas encore à l'hospice, le vieux !

Un peu plus tard, Briquet avait le derrière en l'air, le cou penché vers le bas et il encourageait :

"Allez ! Tu vas y arriver mon p'tit vieux ! Hisse ton cul grabataire et viens ramener tes rides par ici ! Allez ! Encore un p'tit effort ! Allez ! T'as presque fini. Bon sang, mais si tu continues comme ça, faudra qu'on te nourrisse aux petits pots. Me fais pas honte, bouge tes fesses."

Une main se posa sur la plate forme et une voix mi glacée mi essouflée fit :

"BRIQUEEEET !"

Il finit par grimper entièrement et poser un genou sur la plate-forme. Il souffla à quatre pattes en maudissant les ans qui passaient. Il était trop vieux pour ces conneries. Briquet arriva comme une fleur, lui lécha la joue pour le réconforter et lui glissa à l'oreille en murmurant :

"T'inquiète pas pour le petit coup de barre. Je t'aime quand même."

Il commença à s'éloigner en bondissant alors qu'il lui hurlait en riant :

"J'attendrai encore un peu pour te faire piquer !"

Aloysius se releva, les mains tendues prêt à l'étrangler lorsqu'il vit deux pieds et quatre ensemble de griffes qui semblaient tournées dans sa direction. Il tourna la tête.

"Bonjour, Arthur. Bonjour, Tanaris."
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Arthur Apostam
Message Lun 15 Oct - 23:53

Je ne cessais de me turlupiner l’esprit depuis mon arrivée. Déjà, j’avais esquivé Jordanne. Je sentais qu’elle allait me le faire payer au centuple, mais je l’avais évité ne sachant sur quel pieds dansé avec elle. Devais-je lui avouer pour moi ? Assurément. Mais je craignais surtout de ne plus être capable de me contenir en publique…J’avais pu la serrer dans mes bras, l’embrasser, et ressentir sa présence lorsque nous étions à Laragon. Nous ne craignions pas les regards alors…Mais maintenant, tous le monde sait ici, que je suis son frère. Je suis de nouveau pieds et poings liés…alors même que, finalement, la barrière du sang n’est plus. Il reste celle de la raison, commune aux gens qui ignorent nos craintes, notre amour, notre torture quotidienne.

Et puis, il y a Lui. Tanaris. Ce fringuant et jeune dragon de foudre.
J’ai dû apprendre à le connaître maintenant. Pour le moment, j’avoue que j’ai encore du mal à y croire. Je semble souvent ailleurs, étant en discussion mentale avec la bestiole. Il est parfois joueur, chieur aussi. Il chante à tue-tête quitte à me rendre plus fou que je ne le suis déjà aussi.
Je crois que je lui en veut encore pour l’affaire avec le Directeur. J’ai eu la honte de toute mon existence ! J’ai toujours put me vanter d’être un homme respectable, avec une certaine retenue…Enfin, tant qu’on ne parle pas de sujets tabous ou tendus.
Mais là, Tanaris m’a fait perdre mon calme et j’ai eu le droit à ma première réprimande scolaire, à vingt-un ans, mon premier jour. Quel record !

Présentement, j’avais un créneaux de libre pour aller voir la bestiole. Discuter avec lui me permettait de comprendre que je ne vivais pas un rêve. Moi qui avait presque cesser de croire à mon alliance…Me voilà avec un Dragon, certes, mais de Foudre.
Je passe devant le bureau du concierge…Je crois que c’est un vieil homme. Je soupire, commençant l’ascension pour le perchoir de ma sale bête à écailles. Quand je pense que je pourrais être prés d’une forge, à ressentir les effluves de vapeurs du métal chauffé à blanc rencontrant la froide et lisse surface de l’eau. Forger me manque, mais je dois encore prendre mes marques dans cette académie pour ne fut-ce qu’y penser.

Je suis enfin en haut. Je balance un morceau de poisson séché à la chose qui se jette dessus comme un vorace. M’asseyant sur le sol, le regardant, je commence à parler avec lui.


« Tu sais que t’es un goinfre ?
- Mêfme pas vfrais d’abford !
- Si encore tu tentais de parler la bouche vide Tana’…
- Je mâchouille afin de faire durer le plaisir en bouche moi !
- Et moi, je met le chocolat dans le papier brillant comme tu dis ?
- Non, toi, tu fous ma futur bouffe dans une coque de métal imbouffable. »


Je n’aurais jamais dû lui expliquer la notion « d’armure » allant de pair avec une partie de mon métier de forgeron. Jamais ! Une véritable erreur.

« Oh, j’ai entendu une nouvelle chan…son. C’est quoi cette crevette ? »

En effet, un petit truc rose venait d’arriver et semblait parler à quelqu’un d’autre. A sa vue, je me suis souvenue de la forme du dragon du concierge. Venait-il par ici ?
En tout cas, voir la chose rose semblé amusé ma bestiole qui le regardait comme un futur poulet rôti. A cette vue, je fronçais des sourcils et regardais le lézard en l’informant.


« Tu sais qu’il est interdit à un dragon d’en tuer un autre ?
- Hein ? Oui, oui.
- Et tu sais, au moins, que de vouloir le rôtir fait parti de cet interdit ?
- Sérieux ?! Merde alors. »


J’y crois…Qu’on me sauve de ce boulet par pitié ! Je soupire, dépité. C’est à ce moment que je peux voir une forme humanoïde se hisser ici. A son salut, j’incline légèrement la tête en lui rendant son bonjour. La chose rose ? Elle semble partit dans le fond…Et !

« Tanaris ! Où vas-tu ? Tu pourrais remercier du bonjour malpoli !
- Ouais ouais ! J’y penserai. Boulette rose ! Reviens ! »


Et voilà, Tanaris partit à la suite de la bestiole du plus vieux. Me retournant vers lui, je lui fit un sourire désolé en répliquant :

« Pardonnez Tanaris…Il est encore…jeune. Vous avez besoin de quelque chose Monsieur ? »

Je n’avouerai pas ne pas avoir retenu son nom ! Alors que lui, il connaît le mien : la honte, sérieux.
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Message Mar 16 Oct - 22:09

Briquet s'était éloigné, hors de la vue du concierge qui ne s'en préoccupait même plus. Il fallait avouer que le dragon de foudre avait décidé de partir à sa poursuite et Aloysius sentait surtout le bois trembler sous ces pas et priait pour que le bois ne cède pas à ce moment là. Il faudrait qu'il pense à faire venir un charpentier pour vérifier les structures.

Le petit dragon s'en était allé rapidement en trottinant, queue dressée, content de se trouver là. Il savait surtout que ce perchoir n'était pas utilisé que par ceux de son espèce mais aussi par des volatiles plus communs et plus idiots. S'il savait qu'il ne fallait pas tuer les bestioles sur l'île, il ne lui était pas interdit de s'amuser avec. Là, il venait de repérer un bon gros et gras pigeon bien stupide qui ne faisait même pas attention à lui. Cette interdiction amenuisait l'instinct de survie de ces bestioles. Il ralentit jusqu'à approcher à pas prudents. Il se stoppa, ramassé sur lui-même, bougeant les pattes arrières, trépignant sur place, se préparant à sauter. Encore un peu, encore un peu... On y était presque... Maintenant ! Le dragon bondit sur sa proie, les pattes en avant, griffes rentrées lorsqu'un

- Boulette rose !

tonitruant fit s'envoler le con pigeon.


Il faudrait qu'aloysius pense à se relever aussi. Il était vêtu comme à son habitude d'assez beaux habits classes, et agoniser à quatre pattes le rendait plutôt ridicule. Mais bon sang, qu'il avait du mal à reprendre son souffle. Pourquoi est-ce que ces bestioles adoraient se percher aussi haut ? Ce fut à ce moment là que le forgeron lui demandait s'il avait besoin d'aide. Pensait-il à l'aider à se relever ? Il aurait pu le laisser faire mais il aurait préféré se faire cuire à petit feu dans un bucher allumé par Briquet que de lui laisser croire qu'il était grabataire. D'un geste presque vif, il se redressa. Il leva un index vers le ciel en signe d'attente, calma son souffle, prit une dernière inspiration et sourit au nouvel étudiant.

"Rierdan. C'est Monsieur Rierdan. Enfin, si ce que je vais te proposer t'intéresse, peut-être Aloysius sera plus agréable. On verra."

Il tourna la tête vers le dragon du jeune homme. Difficile de le louper, à la différence de Briquet qu'il avait perdu de vue. Il leva la main en signe d'apaisement.

"T'inquiète pas pour la soi-disante impolitesse de ton dragon. N'oublie pas que ce sont des animaux et que certaines notions de civisme mettent du temps à s'imprimer dans leurs cerveaux. Pour te dire, il y a six-sept ans, nous avions un pensionnaire qui a mit plus de quatre ans pour comprendre qu'il ne devait pas pêcher dans le lac. Il a failli nous exterminer les poissons. Pour Tanaris, ça viendra avec le temps." fit-il rassurant.

Briquet atterrit comme une fleur sur la traverse de bois où se tenait l'oiseau l'instant auparavant et se retourna, furieux. Furieux d'avoir perdu sa proie et son futur jouet et furieux d'avoir entendu ce qu'il avait entendu :

"Comment que tu m'as appelé, espèce de végétarien ?!!"

Oui, s'il lui avait fait échapper sa proie, c'était sûrement parce qu'il était végétarien, chose que Briquet trouvait honteux pour un dragon digne de ce nom.

"Ou pas." rajouta in extremis le concierge en entendant la petite voix aiguë et en colère de son dragon. Il ne fallait pas faire croire au forgeron des choses qui ne changeraient jamais. Cela faisait longtemps que Aloysius avait perdu espoir avec Briquet. Il soupira, fit un pas vers l'étudiant, passa sa main autour de ses épaules, pour commencer à marcher vers l'autre bout de la plate forme pour ne pas être dérangé par les dragons et continua la conversation :

"Sinon, mon gars, on m'a appris que tu étais forgeron. Tu as déjà travaillé quoi comme matériau ? Tu fais des armures et des boucliers ?"
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Arthur Apostam
Message Dim 28 Oct - 15:34

Tanaris semblait ravi de voir cette chose rosée venir. Elle avait un air amusant…et assez appétissant aussi. Il n’empêche, quant la chose commença à hurler comme un pauvre petit roquet, Tanaris se contenta de pencher la tête avec un air interrogatif. Lui ? Végétarien ? Pourtant, il avait vraiment pensé à se mettre sous la dent la boulette rose.

« Ben, j’ignore ton nom alors, je ne peux que tenter de faire des déductions : non ? Et puis, de nous deux, c’est toi le végétarien…t’es si petit, tu ne mangeais pas assez de viande en étant dragonneau ? Ma mère me disait toujours que je ne pourrais bien grandir qu’en mangeant bien. »

Pendant ce temps…alors que les dragons semblaient avoir une conversation des plus instructives, ou débiles selon votre point de vue, deux humains se trouvaient à distance du duo.
Le concierge de l’académie, et un nouvel arrivant de cette-dernière. Lorsque l’ancien se présenta, Arthur McCallan, le plus jeune, s’inclina légèrement avec respect, notant mentalement le nom de son vis-à-vis.
Avait alors suivit un phrasé emplit d’expérience…mais qui s’était vu un peu détruit lorsque le dragon de celui ayant ainsi parlé de la maturité de ces gros reptiles, vint prouver sa propre « immaturité ».


« Je n’ai plus qu’à espérer que Tanaris se calme rapidement alors…par contre, rassurez-moi, ce lac est surveillé maintenant ? Non car, mon petit doigt me dit que ce tas d’écailles serait lui-aussi capable d’y pécher… »

Une phrase prononcer avec sérieux mine de rien…Car le comble restait que l’intuition d’Arthur était on ne peut plus vrai. Goinfre comme pouvait l’être Tanaris, nul doute qu’il n’hésiterait pas à électrifier le lac pour faire une pêche du tonnerre : littéralement !
Mais c’est ce moment que vint à choisir le concierge pour se montrer plus familier. Brisant la distance entre les deux hommes, bras sur l’épaule, Arthur perdit définitivement de vu son dragon qui avait décidé, semblerait-il, de comprendre la pensée de l’étrangeté rose. Et puis, la question qui parvint à ses oreilles le fit complètement oublier son crétin de « chiot », alors qu’il répondait chaudement, les yeux pétillant.


« Je suis, en effet, forgeron. Il m’est arrivé de forger des pièces d’armures, ou encore des armes. Les matériaux sont vraiment variables…La base reste souvent le fer, l’argent, le carbone, l’or, le cuivre aussi. Mais à partir de ces matières, de nombreuses autres sont possibles. On trouve ainsi l’acier ou encore le bronze…la fonte même si cette-dernière est plus pour des usages ménagers entre nous, au vu de son poids, ou bien le laiton qui permet un travail de précision mais reste fragile. »

On sentait la passion quant il parlait. Il aimait son métier…et, au fond, il savait qu’une fois diplômé de l’académie, et dans les armées, il s’arrangerait pour travailler sur le domaine de forge. Un cas étrange, quant on sait que son dragon est de foudre…mais le travail du métal est son héritage.

« La forge est un domaine assez large, entre nous. Par hasard, vous n’auriez pas une idée en tête Monsieur Rierdan ? »

Un sourire amusé sur le coin des lèvres, et le regard curieux, le jeune homme aux cheveux de feu sentait pointer le défi !
Alors que, pendant ce temps-là, Tanaris était assis devant la chose rose…à se demander s’il était comestible, et aussi, à essayer de comprendre pourquoi l’autre semblait si énervé. Il s’était levé de la patte arrière gauche le petit dragon ?
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Message Dim 28 Oct - 16:39

Lorsque l'autre dragon lui répliqua qu'il ne savait pas son nom, Briquet en fut légèrement vexé (comment ça, sa renommé n'avait pas encore dépassée les frontières ?) et plus compréhensif. Puis quand il s'entendit rétorquer que, des deux, c'était lui le végétarien, un grognement certain s'échappa de sa gorge, ses babines se retroussèrent un peu. Il cessa pour lever la tête de manière hautaine vers le dragon de foudre. Malgré la différence de taille on pouvait se demander si le marshmallow n'était pas en train de regarder de haut son congénère. Il s'assit royalement sur son postérieur et répondit altièrement :

"Sache que si je suis si petit c'est parce que ma grandeur naturelle compense. Il fallait bien que je vous laisse quelque chose pour vous démarquer. Si j'avais été beau, intelligent, bon chasseur et en plus grand, ça aurait été injuste pour vous autres. Et sinon, mon petit, si on faisait un concours de qui mange le plus, tu perdrais catégoriquement."

A ce même moment de l'autre côté, Aloysius répondait à la crainte du jeune élève sur la propension de son allié à aller pêcher dans le lac :

"Normalement, on donne suffisamment à manger aux dragons pour qu'ils n'aient pas envie d'aller se faire des en-cas ailleurs. Même si je sais qu'avec la quantité qu'on donne à Tanaris, il subsiste des doutes : si je vais aller chercher des nouveaux approvisionnements, c'est en partie parce que le tien est un gros mangeur. Et à le voir là, il serait plutôt du genre du mien, à aller chasser juste pour s'amuser. Pourtant celui-là, une demi gamelle suffit à le rassasier. S'il en prend quinze fois par jour, c'est juste qu'il est gourmand. Mais je crois effectivement que je vais dire au personnel de faire un peu plus attention au lac."

Heureusement que la voix d'Aloysius ne portait pas jusqu'aux deux dragons. De toute façon, Tanaris n'aurait surement pas pu faire attention car Briquet avait continué en se regorgeant :

"Quant à mon nom, je m'appelle Beuk Raoor Irsssh Quakok Ueuuurff Ekgk. Premier du nom." ajouta-t-il très fièrement. "Mais je dois te prévenir, tu entendras très certainement mon esclave m'appeler 'Briquet'. Mon vrai nom dragonesque est bien trop compliqué pour sa petite cervelle de primate. Mais bon, tu sais ce que c'est avec ces petits animaux, ils sont attendrissant et on finit par s'y attacher. Comme un bon plat de flétans au fond d'une poêle. Et pour toi ? C'est comment ?"

Cette question pouvait tout demander, son nom, son appétit ou même comment son dragonnier l'appelait. A l'autre bout de la plate forme, une autre question se posait qui elle aussi voulait tout dire. Arthur venait juste de décrire son métier d'une façon qui justifiait son association avec un dragon de foudre : il y avait eu dans son regard un éclair de passion. Voir ce jeune homme discuter avec autant de fougue et de plaisir de son métier l'avait tout de suite rendu très sympathique auprès du vieil homme. Ce dernier le regarda et sourit :

"Bien deviné, j'ai en effet quelque chose derrière la tête." Il sourit aussi mystérieusement que malicieusement, leva le regard vers la plate forme supérieure et tendit le doigt. "De mon bureau, j'en ai vu là-haut. On monte ?"

bien que le ton avait été posé comme une question, c'était davantage une affirmation. Le concierge avait déjà grimpé quelques barreaux supplémentaires. Il y avait justement là ce qu'il voulait ou presque. Il grimpa, se retourna et tendit la main pour aider le jeune homme sur les derniers barreaux. Une fois celui-ci à ses côtés, il expliqua au forgeron.

"En fait, j'ai un nouveau matériau à te proposer."

Et il regarda vers un dragon d'air qui faisait une petite sieste. A côté de lui, une grande partie de sa mue, l'autre partie lui restait encore sur le corps. Aloysius le connaissait, il était encore jeune et changeait donc souvent de peau. Seulement il était un peu ronchon au réveil, il valait mieux ne pas parler trop fort. En baissant un peu le ton, il s'approcha et souleva la peau de façon à ce que Arthur puisse la toucher facilement.

"Ca fait des années que je me tue à la tâche pour essayer de m'en débarrasser. Pas souvent avec succès d'ailleurs, c'est trop résistant. Peut-être que ça pourrait être utile pour un bouclier ou quelque chose comme ça. Quel est ton avis de forgeron ?"
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Arthur Apostam
Message Dim 11 Nov - 15:04

Pendant que deux humains discutaient de façon intelligente, il y avait deux charmantes bestioles qui elles, avaient une discussion complètement stupides en fait. Comme quoi, on ne peut pas tout avoir dans la vie.
Tanaris écoutait les explications du nain rose sur son état. Il cligna à de nombreuses reprises de ses yeux reptiliens, avant de lâcher à son comparse :


« Mais, si tu es petit, ton estomac ne peut être plus grand que le miens ! Je suis sûr que tu aurais mal au ventre si tu mangeais tous les poissons du lac ! On pari ? »

Le ton était purement amical et même amusé. Oui, présentement, le dragon s’amusait complètement. Ignorant complètement que, plus loin, son maître apprenait que le concierge allait prévenir de faire plus attention à ce pauvre lac : victime des idioties chroniques de certains Dragons concons.
Mais, le pire fut probablement dans le sérieux du Dragon à retenir le nom de la bestiole rosée, parfaite pour un barbecue. Il s’était penché de façon à avoir le museau proche de l’autre, et il hochait la tête pour acquiescer, comme si l’autre prêché la bonne parole.


« Ooooh ! Je comprends parfaitement ! Mon deux pattes semblent ne pas comprendre la poésie musicale de mes chansons d’auberge lui. Ils ont vraiment du mal avec la culture les deux pattes. Enfin, moi c’est Tanaris ! Ravi de te rencontrer Beuk Raoor Irsssh Quakok Ueuuurff Ekgk…Je peux t’appeler Beuk sinon ? Et toi, tu pourrais m’appeler Tana’ ! T’en dis quoi ? »

La queue du reptile balayait le sol, comme celle d’un chien tout content. Son allure était joueuse, et il semblait vraiment ravi de la rencontre. D’une certaine façon, il était mieux pour Arthur d’être occupé à parler de son travail de forgeron pour se rendre compte de l’accroissement de bonne humeur de sa créature. Car une chose était sûre…avec cette humeur, Tanaris risquait fortement de faire des bêtises digne de sa carrure.

Arthur hocha positivement la tête, d’ailleurs, à la proposition de grimper plus haut dans le nichoir. Suivant l’ancien, il accepta volontiers l’aide pour la fin de la montée, remerciant son « bienfaiteur ».
Un nouveau matériau ? Cette petite phrase fit pétiller le regard du forgeron…Lorsqu’Aloy vint lui présenter la peau de la mue…il était certain qu’il était désormais aux anges.


« C’est tellement proche d'une peau reptilienne…une fois passée dans les mains d’un Tanneur, le cuir obtenu devrait permettre une bien meilleure qualité d’armure. »

Tâtant la matière, le regard pétillant, Arthur ajouta :

« Certaines écailles de mue pourraient aussi servir pur pour des renforcements vu leur solidité. Mais à partir d’une pièce, on peut obtenir un matériau malléable. Que se soit pour des armures rigides ou plus souple, comme des armures de cuir. Pour renforcer des boucliers aussi… »

Une vraie forme de protection, qui rendait ébahit l’humain ignorant du fait que son dragon cherchait à sympathiser avec l’autre plus petit d’ailleurs.

« Je ne peux que spéculer, tant que je n’aurais pas put expérimenter mais votre idée est divine Aloysius ! »
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Message Dim 11 Nov - 18:34

Un défi était en cours. Un défi dragonesque était en cours. La bande son de la scène devenait impérieuse, héroïque ! Comment est-ce que Briquet, haut comme trois pommes, pouvait ne pas répondre à ce défi d'aller boulotter la poiscaille du lac ? En fait, la seule préoccupation du machin rose à cette minute n'était pas la sécurité des poissons du lac et la menace universelle de représailles par son concierge d'humain contre tout dragon qui aurait envie de se croquer un porteur de branchies. Non, la vraie raison qui faisait hésiter Briquet à ne pas accepter ce pari immédiatement ne tenait qu'à une seule chose : les poissons ont la fâcheuse manie de vivre sous l'eau. Et l'eau mouillait, il détestait cela.

Briquet se rengorgea un instant en déclarant d'un ton hautain :

"Peuh ! Manger les poissons du lac ? Mais il faut pêcher pour cela. Mon p'tit gars, que je t'apprennes une chose : si on s'allie aux humains c'est pour une bonne raison : qu'ils nous pêchent notre bouffe ! Ou qu'ils l'élèvent, à la rigueur. Donc je n'irai pas poursuivre ces poissons."

La boulette rose changea alors d'attitude. Elle regarda autour d'elle d'un air conspirateur et baissa le ton. Heureusement, son grand comparse s'était rapproché, il n'aurait pas de mal à entendre ce qu'il voulait que lui seul entende.

" Par contre, si tu veux vraiment, on peut voir qui mange le plus en allant dans la réserve."

Briquet se recula un peu pour regarder son acolyte et voir ce qu'il en pensait. Ah la réserve, des bœufs, des cochons, des moutons, des poissons ! Et cela par charrettes entières ! A cette pensée, il ne put s'empêcher de se passer la langue sur les babines, les yeux brillants. Il était tellement dans son idée qu'il écouta distraitement ce que répondit son comparse concernant son nom. Il retint surtout la fin.

"Pas de problème Tana. Tu peux m'appeler Beuk. C'est plus court quand même. Dis, alors ? les réserves ? T'en penses quoi ?" reprit-il les yeux brillants.

Le fait était qu'à force d'y penser, il commençait à avoir faim.

Un peu plus loin leurs deux humains discutaient de choses totalement ennuyante pour deux dragons. S'il avait su, Briquet aurait juste fait la moue en regardant le ciel. Utiliser leurs mues, mais quelle idée. Une bonne mue servait à marquer le territoire, à dire aux autres dragons qu'un de leur congénère habitait dans les parages et qu'ils feraient mieux de faire un détour. Briquet aurait peut-être alors réfléchit au fait que depuis toutes ces années, il n'avait jamais vraiment vu de mue traîner sur le campus.

Aloysius regardait avec plaisir le forgeron. Celui-ci semblait aux anges et dans son esprit passaient toutes sortes d'idées qu'il ressortait en un charabia auquel l'ancien tavernier ne comprit pas grand chose. Le concierge sourit de plaisir au compliment sincère et leva la main comme pour lui dire que ce n'était rien.

"Je ne sais pas s'il faut vraiment un tanneur vu que ce n'est pas vraiment la peau en elle-même mais juste la couche superficielle. En tout cas, si tu as besoin d'aller en ville pour ce sujet là, tu n'as qu'à me demander, il n'y aura aucun problème. Pareil si tu as besoin d'outil spécifique ou autres. Je peux me dégager un certain budget pour que tu puisses travailler. A partir de quand pourrais-tu commencer ?"

Aloysius avait un peu haussé la voix, l'enthousiasme du garçon le contaminant. Et puis, s'il pouvait se débarrasser de ces trucs qui l'encombrait depuis tant d'années... Derrière lui, le dragon remua. Aloysius se retourna inquiet de l'avoir réveillé. Celui-là se levait souvent de la patte gauche et était irascible, il ne tenait pas à se faire griller le poil.
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Arthur Apostam
Message Jeu 24 Jan - 14:23

Tanaris trouva, soudainement, le raisonnement de son nouvel ami très pertinent. En effet, cela tombait sous le sens. Les humains pouvaient pécher pour eux ! Pourquoi ne pas y avoir pensé plus tôt ? Bon, peut-être car il lui aurait suffit d’électrocuter tous le lac pour avoir du poisson grillé à juste attraper sans trop d’effort…mais quand même, l’idée de la réserve l’emballa plus que de raisons !
Leur amitié était née, c’était définitif ! Attrapant de ses griffes son nouvel ami, il le posa sur le haut de sa tête et ajouta, amusé et tout content : comme un chiot !


« Je suis pour Beuk ! Allons à la réserve ! Tu me guides ? »

Et alors, les deux dragons quittèrent les lieux, prés à piller la réserve…et ceci, en espèrant ne pas avoir été remarqué de leur maître respectif. Car ils le savaient : s’ils se faisaient chopper, ils pouvaient dire adieu à leur concours !
Pendant ce temps, il est vrai que les deux hommes étaient en pleine discussion de grande importance. Arthur observait sous toutes ses coutures l’ancienne peau qu’il avait. A la réplique d’Aloy, il eut un sourire et vint à dire :


« Même pour une sous-peau…un tanneur pourra surtout me l’expertiser, me dire ses défauts. Ils s’y connaissent bien mieux en peau que n’importe quel forgeron…et vu la qualité de la matière, je m’en voudrait de l’âbimer ou de la gaspiller. »

Le ton était doux et calme, il était aux anges avec cette idée, cette nouvelle. En tout cas, au vu de tous ce que lui disait le concierge, il ajouta :

« Merci Aloysius…Je vais commencer à travailler sur des schémas et des idées pour commencer. Dés que j’aurais l’expertise du tanneur sur le meilleur emploi de cette peau, alors, je pourrais fixer mes idées et commencer des essais d’assemblages d’armures. Imaginer des mariages de métaux qui iraient avec aussi…dés que j’aurais l’expertise, je pourrais commencer. Pour les outils, j’ai reçu l’autorisation de travailler chez Sir Milos. Je pense qu’il me fournira le matériel et acceptera de me prêter la forge si je lui explique le projet. Son expertise pourrait même m’être utile… »

Il était heureux, comme à chaque fois qu’un ambitieux projet de travail de forge lui était présenté. La difficulté ne l’avait jamais fait fuir…il aimait travailler après tout : plus que tout. Et il savait ses talents utiles à ceux qui en avaient le plus besoin.
Mais voilà, soudainement, une voix fortes typiques des cuisinières retentit. Il semblerait que deux dragons furent découverts en réserve. Se penchant pour voir au sol ce qu’il en était, Arthur ne put retenir un soupir blasé en ajoutant :


« Tanaris… »

A n’en pas douter, la suite fut de voir à la punition des dragons, et Arthur se demandait vraiment ce qu’il avait fait pour être tombé sur le géant, aisément manipuler par le minipouce…
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La pire rencontre possible...

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